Now you can Subscribe using RSS

Submit your Email
Le Printemps
J'observe mon chat.
Je suis sur le pas de ma porte.
Mon chat qui vient de se mettre en planque dans les lys.
10 Avril 2016
Happy brithday, césarienne ! + petit cadeau inside
"J’adore ma cicatrice de césarienne, parce que c’est de là que sont arrivés mes bébés."
C'est ce qu'a déclaré Alyssa Milano, une comédienne américaine dans une émission TV.
Je trouve cette phrase absolument magique.
26 septembre 2016
La belle petite personne
Le soleil éclairait son visage sans sucette.
Je ne l'ai pas reconnue.
29 Février 2016
Le B.A. ba de l'alphabet
Quand Gabrielle était petite, j'étais très tournée vers les découvertes de Maria Montessori concernant le développement de l'enfant.
J'y ai appris entre autres, que les enfants sont traversés par des périodes sensibles...
21 septembre 2016

vendredi 23 septembre 2016

Happy birthday Césarienne ! (petit cadeau inside)

Pascaline
"J’adore ma cicatrice de césarienne, parce que c’est de là que sont arrivés mes bébés."
C'est ce qu'a déclaré Alyssa Milano, une comédienne américaine dans une émission TV.

Je trouve cette phrase absolument magique.
Si seulement je pouvais voir les choses comme elle.
J'ai donné naissance à ma fille par césarienne, il y a 4 ans jour pour jour.
Cela fait 4 ans, que je vis avec ce trait rose sur mon ventre.
Sans le regarder. Sans le toucher, ni même trop y penser.
C'est bien plus qu'un trait, c'est une cicatrice sur mon coeur.
Une croix que j'ai dû faire sur l'accouchement dont je rêvais. Un énorme regret.

Pour autant, ma fille demande souvent l'histoire de sa naissance.
J'avais envie de lui dire comment, par où elle était sortie.
Il y a un an environ, j'ai commandé "Tu es née de mon ventre", le petit livre édité par l'association Césarine. J'avais besoin d'un support pour expliquer les faits, sans risque de tomber dans l'affecte.
Certes, je n'ai pas vécu l'accouchement que je voulais, pour autant le jour de la naissance de ma fille reste l'un des plus beaux et des plus forts jours de ma vie.
Celui de LA rencontre. Ce petit livre ni magique ni extraordinaire en tant que tel me permet de lui raconter la plus belle des histoires.

Hier soir, Gabrielle a accouché avant de se coucher d'un hippopotame, et de 3 poupons, les uns après les autres, je vous rassure. Quand je lui ai demandé par où il allait sortir, la porte des mamans (que toutes les mamans ont entre les jambes), ou la fenêtre sur le bidon ?
Elle m'a dit "la fenêtre, parce que la porte des mamans, ça fait trop mal." J'ai souri.

--------
Il se trouve que j'ai acheté 2 petits livres, en fait.
J'aurais plaisir à offrir le second à l'un ou l'une d'entre vous.
Je vous laisse entrer un petit commentaire ci-dessous sur le blog, liker ma page, liker le post puis le partager avec votre réseau sur FB pour tenter votre chance avant le lundi 3 octobre minuit.
Concours réservé à la France métropolitaine uniquement




mercredi 21 septembre 2016

le B.A. ba de l'alphabet

Pascaline

Quand Gabrielle était petite, j'étais très tournée vers les découvertes de Maria Montessori concernant le développement de l'enfant. J'y ai appris entre autres, que les enfants sont traversés par des périodes sensibles et qu'il est important pour l'adulte de les repérer pour pouvoir les alimenter. De ce que j'ai compris, la période sensible, c'est quand votre enfant a de lui même une envie folle de travailler fort l'acquisition d'une compétence en particulier.

Gabrielle a eu pendant un an une amitié passionnelle pour les lettres. Elle ne jouait pas, on aurait dit qu'elle travaillait comme une acharnée à leur reconnaissance, visuelle, sonore et graphique. C'est ainsi que pendant toute son année de petite section, nous avons joué, épelé, lu, écrit, et même chanté, l'alphabet de long en large.

Pourquoi c'est important de nourrir cette sensibilité ?
C'est primordial, car finalement, c'est une fenêtre qui s'ouvre dans la tête de l'enfant, et c'est presque plus facile pour lui d'apprendre, l'apprentissage se fait naturellement.

C'est pas toujours facile à assumer en tant que parent. J'ai tendance à me faire des noeuds dans la tête plutôt deux fois qu'une. Les sous-entendus de la "Maman qui pousse" son enfant ont tendance à me faire douter parfois. Le possible décalage à l'école n'est pas toujours facile à gérer, tout dépend de l'instit qu'on a en face de nous.

Aujourd'hui honnêtement, j'ai le sentiment qu'elle est passée à autre chose. La fenêtre s'est refermée, concernant cet apprentissage-là. Il me reste à mener l'enquête pour trouver quelle nouvelle compétence elle est en train de travailler... le dressage de licornes, les mille et unes bonne manière d'être princesse, ou encore vétérinaire au temps des dragons, sûrement.



Un livre
La Boîte à lettres, Christian Roux, Editions Albin Michel Jeunesse

Une appli
Le Son des Lettres Montessori - par Edoki Academy 

Une comptine
ABCDEG

Un disque
L'alphabête, approuvé dans sa version live en concert, jusque sur l'autoroute chanté en famille.
Déjanté et totalement fun pour les enfants ET les parents.

Un abécédaire numérique
L'abécédaire animé de Delphine Chedru

Une méthode de lecture
Les alphas









dimanche 10 avril 2016

Le printemps

Pascaline


Je suis sur le pas de ma porte.
J'observe mon chat.
Mon chat qui vient de se mettre en planque dans les lys.
Mon chat qui surveille deux jolies mésanges qui nous tournent autour depuis quelques jours.
Deux mésanges qui scrutent de petits vers de terre qui grouillent de vie dans nos terres pleins.
Des vers de terre qui regardent se déplier mes fougères.
Mes fougères d'amour qui se dressent vers le soleil naissant du printemps qui s'installe.
Le soleil qui irradie de sa belle énergie toute notre famille.
Notre famille qui pousse, qui grandit fort chaque jour au rythme de la plus jolie fleur du jardin.
Notre jardin chéri, notre jardin joli, notre jardin la vie.

mercredi 16 mars 2016

Désintox

Pascaline
C'est sans doute l'arrivée d'un printemps soudain.
L'envie de profiter d'un bol d'oxygène qui s'inviterait dans mon quotidien.
Je suis en désintoxication. Je ne vais pas aux réunions, mais ça fait 7 jours que je n'ai pas utilisé ma voiture pour effectuer les 600 mètres qui me séparent de mon travail. Oui, non, mais y a une côte du genre pentue qui te prive d oxygène après deux enjambées, c'est pour ça, la voiture. C'est la honte oui. Depuis deux ans. Voiture. Monter le matin. Descendre à midi. Remonter à 14 heures. Redescendre à 17h.
Sauf que là depuis 7 jours, je vous dis. Je marche. Je regarde la couleur du ciel. Je respire l'air frais du matin. Je ressens mes poumons qui me brûlent tout en haut de la côte, mais bon. Je souris aux automobilistes qui me laissent traverser au passage piéton. Je profite du chant des oiseaux. Je regarde passer les trains. Je fais chemin avec un petit lézard. Je constate l'avancée des travaux du chantier voisin. Je dis bonjour aux gens du quartier, même ceux que je ne connais pas ni d'Eve ni d'Adam. 7 jours que mes pieds se sentent utiles dans la vie. Que je me hâte de redescendre la colline pour retrouver mes chéris, et apprécier les ombres que dessinent le soir.

J'ai utilisé ma voiture lundi pour faire une course. Trop vite, trop seule. Moi, ma radio, ma rapidité, mon envie de tout faire vite, les courses toussa. Pas aimé. Bien sûr c'est pratique. La pluie. La famille nombreuse. 
Non, moi, mes pieds, ma lenteur, et ma douleur ont est contents. On marche.



lundi 29 février 2016

La belle petite personne / les perles du moment

Pascaline
Un coup d'oeil dans le rétroviseur hier soir.
Le soleil éclairait son visage sans sucette.
Je ne l'ai pas reconnue.
Gabrielle a poussé comme une jolie fleur de printemps.







Les grosses larmes et les cris stridents systématiques des soirées d'octobre ont disparu.
Les vacances qui ponctuent l'année arrivent toujours à point nommé, quand elle comme nous, sentons qu'on est au bout du bout. Le rythme de l'école est source de pression pour les enfants comme pour les parents. Pas le temps de prendre un long bain ? pas grave, toilette de chat. Un plat unique pour toute la famille. Un jeu pour se focaliser sur la priorité du repas : manger. Le coucher est une infinité de petites négociations. Plus ou moins faciles à remporter. Chaque soir a sa une petite mécanique fragile mais qui fonctionne à merveille. Ou pas du tout, c'est selon.

Les seules tensions qu'elle nous donne à vivre finalement, concernent son insatiable envie de grandir. Je veux faire toute seule. Je l'avais pressenti alors qu'elle n'avait que 2 mois et demi. Une impatience folle, une frustration d'être enfermée dans un corps qui ne savait rien faire. Aujourd'hui rien n'a changé. Elle continue de ne pas écouter quand on lui dit qu'elle est trop petite pour telle ou telle compétence. Elle essaie quand-même et finit par faire de travers. C'est difficile de lui dire tu vois, il faut encore grandir un peu, quand elle n'attend que ça. N'est-ce pas en expérimentant qu'on apprend ?

Elle connait quasiment toutes ses lettres de l'alphabet grâce aux prénoms des copains de l'école.
Elle cherche à lire avec avidité toutes les lettres que ces yeux rencontrent, un livre, un panneau de direction, une enseigne. Cet acharnement pour apprendre, ça laisse rêveur.

C'est toujours un vrai plaisir de la regarder vivre, évoluer. Découvrir cette petite étrangère qu'on connaît par cœur. Sentir qu'elle aime converser, dialoguer. L'occasion pour elle de placer un panel d'adjectifs qu'elle essaie au rythme d'exclamations enjouées. Parfois ça tombe à côté, et c'est drôlissime de mignonnerie. A tel point qu'on peine à la corriger.

Je vous laisse avec quelques perles de son cru. C'est la seule solution que j'ai trouvée pour ne pas les oublier. Les consigner ici. Secrètement, précieusement, amoureusement.

Indignée
"Tu te rends compte Maman. Papa m'a donné de l'eau plate au lieu de l'eau qui pique.
Mais on donne pas de l'eau plate aux gens, quand même !"
(Scandaleux, montons une pétition !)

Cascadeuse
Au supermarché. Faisant l équilibre sur un chariot roulant à pleine vitesse qui fonçait droit sur un mec perdu au beau milieu d un rayon, elle crie : attention, chariot-trottinette !!!!
(Mais oui Monsieur l égaré, on se pousse, au lieu de glousser... )

Philosophique
La semaine dernière, comme ça, elle sort :
"Je veux plus aller à la crèche, je veux plus aller à l'école.
Je veux être une adulte".
(Ben non. Nous, on n'est pas pour)

Mauvaise foi
Sa copine Marylou et elle sortent de la chambre de la Marylou. Marylou a été sauvagement maquillée sur tout le visage au feutre vert. L'arme du crime est dans la main de Gabrielle. La maman de Marylou explique que c'est pas fait pour. Mauvais pour la peau bla-bla-bla, puis elle ajoute en regardant Gabrielle, que par contre, c'était super joli. Gabrielle rentre chez elle et explique la bêtise à son papa. Son papa ne semble pas approuver non plus (même si intérieurement il se poilait).
Et là, ma Gabrielle qui ne se démonte pas : "oui mais, elle était jolie ma bêtise !"
(Oui, c'est vrai, ça excuse tout.)

En apesanteur
- Ce matin, Gabrielle, on va au Planétarium pour voir les étoiles et les planètes.
- Mais Maman, comment on va faire pour voler ?
(Ben, on va prendre notre tapis volant, ma chérie. Tu le vois ? Je l'ai garé là !)

Mystique
Elle trace des lettres capitales partout, tout le temps.
Un jour, elle veut écrire bébé, et trace un b en script.
Surprise, je lui dis : '"mais d'où tu sors ce b ?"
Très grave, elle répond : "Je le sors... de mon corps."
(Vous vous attendez à une petite réflexion marrante, j'avoue, là, non, rien à dire. Bouche bée, je l'ai pas vu venir celle-là.)

****
Photos de notre petite balade à 4 filles dans un petit bois de Ste Foy les Lyon

mercredi 2 décembre 2015

La faute à qui

Pascaline
C'est la faute à la route qui m'a trop secoué comme un prunier lorsqu'on était en vélo.
C'est la faute à la météo, perdre 10 degrés d'un coup, quand même.
C'est sûrement la faute à mon âge, 39 ans et 15 jours tout de même.
C'est la faute aux attentats, aux larmes que j'ai versées, à cette angoisse palpable, au monde pourri qu'on offre à nos enfants.
A ma fille, que je fais que porter. A cette séance de réflexologie qui a dû me tournebouler, à la vitamine x ou y que j'ai pas pris à temps, à cette foutue thyroïde qui a encore tout fait foirer. A ce que j'ai mangé, trop ou pas assez. A mon nez enrhumé. A mon chat trop poilu. A mon chéri trop gentil. C'est la faute à pas de chance et pourtant c'est la faute à la terre entière, parce qu'il faut bien trouver une raison quand il n'y en a pas.

Parce que quand ça arrive, en silence dans ta tête, ça tourne en boucle : pourquoi ?
Pourquoi cette jolie graine de vie n'a pas voulu s'accrocher plus que tout à mon ventre tout chaud.

Ma fille qui d'habitude m’assène de pourquoi, a répondu du haut de ses 3 ans à mes yeux embués :
C'est pas grave, on va devoir se faire pleins de câlins, bien plus que d'habitude et cette fois, ça va marcher !
Mes larmes ont coulé, et pourtant je souriais.

Nous suivre par mail

Coprights @ 2016, Blogger Templates Designed By Templateism | Distributed By Gooyaabi Templates