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Les Bien-Aimés

Blog de maman, parentalité, DIY, activités pour les enfants, culture et autres coups de coeur à Lyon et ailleurs

Slide Show

Au pas des chèvres











Faire des mini-pizzas au sable dans des capsules de bière
Observer les étoiles sur le Mont Thou
Confectionner des bagues pâquerettes
Se baigner dans une rivière
Enlacer un arbre après qu'il lui ait chuchoté son secret dans le creux de l'oreille
Vivre sans chaussure pendant 3 jours
Suivre son papa aux champignons
Se baigner avec des têtards dans la piscine naturelle de Diane
Faire une tarte aux galets coquillages sur la plage du Ludes
Planter, et récolter des piments sur notre toit terrasse
Partir à la chasse aux escargots avec un seau sous la pluie
Faire un mandala de feuilles, de branches et de marrons
Sauter dans les vagues
Cueillir des mûres
Manger des gouttes de pluie

Depuis mercredi, il y aura à rajouter à sa liste, 
se balader au pas des chèvres, 
éclater des bouses de vaches avec le pied, 
et sauter dans des bottes de foin.
Gratitude infinie pour Amélie
et la Ferme des Hirondelles à Saint Martin la Plaine.

Lovely birds


C'était il y a longtemps, au début où j'habitais dans notre maison, seule.
Une mésange venait systématiquement toquer contre la fenêtre du salon les matins. Je n'avais pas de chat à l'époque, une totale inertie dans la cour devait la rassurer.
Puis il y eut un merle qui avait choisi de faire son nid sous notre nez. On n'avait pas d'enfant, je travaillais à la maison. On a assisté fascinés à toute l'organisation de ces nouveaux parents, de la diversification alimentaire à l'envolée du nid.
Il y a des pigeons qui nichent chaque année au même endroit dans notre vigne vierge et qui n'arrivent jamais à garder un œuf ni un oisillon en vie.
Il y a les innombrables tentatives de sauvetage d'oisillons après l'orage et la bourrasque, toutes lamentablement échouées.
Il y a l'observation à s'en tordre le coup des martinets qui crissent dans le ciel bleu du printemps.
Un martin pêcheur aux couleurs de fou aperçu un matin sur une branche en bord de Saône. Des hirondelles facétieuses qui font du rase motte sur la plage en Normandie. Un bébé goéland qui mange de la glace à la fraise sur le plat Gousset à Granville. La rencontre avec un pinson des arbres sur une aire d'autoroute. Le retour des cormorans à l'automne qui arriveront bientôt pour pêcher dans la Saône.

Puis la rencontre avec notre Rouge Queue. Il est peu farouche. Tient tête au chat quand il s'agit de faire diversion, et que la femelle nourrit les petits en douce. Il a un chant d'alerte très entêtant. A cause de lui, mon pauvre chat harcelé a fait un burn out. J'avais envie que ses mioches quittent enfin le nid, j'en pouvais plus. Ils sont partis. Mais il est revenu un mois plus tard. Rebelote, nouvelle nichée.

Je suis en adoration pour les oiseaux. C'est un petit bonheur qui me percute toutes les fois que je peux en apercevoir un. Comme si chaque rencontre était un cadeau rien que pour moi, une attention qui m'est faite.
Je les trouve harmonieux, délicats, joyeux, inaccessibles, et donc d'autant plus fascinants.
Évidemment ils sont libres. Je me demande bien ce que ça fait de voir notre folie de là-haut.

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L'oiseau. Paule Battault Marie Caillou, Seuil Jeunesse (un bijou !)

Aller à la mer

Ca paraît loin, et pourtant c'était hier. Presque. Et c'était l'été.
9 heures de route, pas une larme, des devinettes en cascade, des chansons, des arrêts mûres et oiseaux sur les aires d'autoroutes.
10 jours de mer, de vent qui décoiffe, de sel partout dans les airs, de sable dans la voiture. Des paysages à en avoir le tournis. Se sentir minuscule dans l'immensité d'un ciel, poussière dans la violence des éléments. Une mer changeante, aspirant la couleur des nuages. Se sentir proche de la nature. Manger ce qu'elle nous offre de meilleur. Commencer à 40 ans à adorer les moules, et les petits poissons au barbecue. Ne manquer aucune occasion de se baigner. Comme si c'était tous les jours la veille de partir. Mettre son maillot de bain, et rentrer dans l'eau sans même être foudroyée.  Vivre la marée, sans jamais comprendre son rythme. Témoigner de sa puissance, courir vite pour éviter d'être submergée. La Normandie. Un rendez-vous de chaque année. Aimer sa simplicité. La gentillesse de ses gens. Et attendre la prochaine marée avec impatience.


 

 




















































































































Barfleur - La Gare de Regneville - La pointe d'Agon - le Phare de Granville - Balade du Ludes, Carolles - Piscine & plage de Granville - Gouville


Chamallow

Août et son rythme si lent, qu'on prend enfin le temps de tout et de rien. Comme si la moindre insignifiance avait soudain de l'importance. Quatre longues semaines à attendre que nos tomates poussent et à regarder la plus jolie fleur de la maison s'épanouir au soleil de l'été.
A la trouver juteuse, délicieuse et sucrée. A la re-découvrir facile à vivre.
Comme ce qu'elle a toujours été, avant de se changer en colère volcanique cet hiver.

Il n'est pas un jour, sans qu'elle nous étonne, sans qu'on éclate de rire. J'ai pas envie d'oublier, pourtant, les instants de grâce sont fugaces, les nouveaux piétinent chaque jour les sourires de la veille. Comme on arrête pas le temps, j'ai envie de la filmer, de l'enregistrer.
En attendant je note ici quelques unes de ses petites maniaqueries du moment, de celles qui transforment mon petit cœur de maman en chamallow braisé.

Elle sifflote en travaillant comme un peintre en bâtiment. C'est drôle.
Elle est bavarde. Elle aime vraiment s'exprimer, et replacer à bon escient (ou pas) une foule de petites expressions empruntées aux grands. Au sortir de la sieste, elle a dit à son père qu'il avait un caractère de chien. Et dans sa bouche c'était carrément un compliment. Elle adore les chiens.
Grain de sel. Elle a toujours quelque chose à ajouter. Surtout aux conversations qui ne la concernent pas de l'autre bout de la maison, on entend tout à coup sa petite voix qui sort de nulle part.
Elle s'embarque dans des chorégraphies de chorégraphe au beau milieu du marché. Même pas peur.
Elle excelle dans l'art de la négociation. 10 minutes d'accord. Mais sans compter le temps où je fais pipi.
S'exclame "oh la vache !" toutes les fois qu'un truc l'impressionne.

Elle chope le hoquet systématiquement après avoir pris un fou rire.
Elle vénère les séances de chatouilles, et préfère toutes les blagues à base de qui rote, qui pète, qui morve, qui bave.
Nage dans la mer avec toutes ses dents dehors, de bonheur. Boit donc la tasse toutes les deux brassées et demi et remercie ardemment les vagues de la porter. Enguirlande son père "arrête, tu m'as fait changer mon sens de nage."
Elle déteste les shorts. Elle soigne ses jupes qu'elle aime porter avec un legging dessous. HER style.
Ne mange que la viande des animaux qu'elle trouve mignons. (Au secours, à l'aide)
Elle commence tout juste une grande carrière dans le mikado, qu'elle appelle "mi-bâtons". Logique.
Elle n'a pas 5 ans et elle vous explique déjà la dérive des continents. Et puis Darwin.
Elle avale des kilomètres de glaces et si possible dès le petit déj.

Elle vient de partir 3 jours chez mes parents.
La maison sonne creux sans elle. Chamallow-mallow.










L'été à mi parcours

Il y aura eu des canicules. Des orages violents qui ne rafraichissent jamais.
Des pieds nus sur l'Ile Barbe. Une couverture dans l'herbe un soir de musique.
Une salade de riz qui applaudit une artiste voltigeuse. Une baignade dans la Saône impromptue puis toutes celles derrière devenues des rituels intouchables. Une balade dans la nuit sur les traces du castor et de la chauve souris. Un Festival où tout est bien qui finit bien. Un vent sur le Mont Thou à décorner les rêveurs sous un ciel d'étoiles. Un brunch sucré salé sur la terrasse. Un paddle attrapé au vol pour un test grandeur nature. Des rencontres qui me rappellent que j'aime ce que je fais comme métier. Des petites filles qui se donnent rendez-vous tous les soirs au même endroit pour chercher leur or, des capsules de bière. Une amitié sincère entre une petite fille et sa mouche domestiquée. Des visites régulières et attendues à la bibliothèque. Des jeux en cascade et des éclats de rire. De la lecture comme jamais depuis 10 ans (3 romans en une semaine). Les allers-retours de ceux qui partent puis reviennent de vacances. Une nouvelle piscine super classe découverte dans le coin. Le cadeau démesuré et délicieux de nos voisines pour avoir arrosé deux fois leur unique plante verte. Des apéros sur la terrasse, ceux qu'on avait prévus, ceux qui se décommandent, et ceux qui s'invitent à la dernière minute. Une série américaine dévorée et adorée (Big Little Liars).
L'été est à mi parcours. Je n'ai jamais autant voyagé sans changer de quartier. Je n'ai jamais été reposée sans arrêter de travailler. Ma Normandie arrive à grands pas. Comme j'ai hâte. Et à la fois comment pourrais-je quitter ce "un jour à la fois" sans programme établi, juste des envies, et l'écoute d'un tempo familial au ralenti ?











Un musée à deux pas

Cela commence à dater un peu maintenant, mais début juin, nous avons eu le plaisir d'accueillir notre amie Nelly pour le long week-end de Pentecôte. Un nouveau musée avait ouvert à quelques mètres de chez nous en avril. L'occasion était toute trouvée pour découvrir ce lieu dédié à l'artiste peintre Jean Couty. C'est quelqu'un dont j'ai toujours entendu parler, car il vivait dans notre quartier et ma grand-mère l'a même connu. J'ai enfin pu faire la connaissance de ses peintures et de sa vie, et j'ai été conquise.

C'est quelqu'un qui a profondément aimé son environnement de vie, qui a été inspiré par l'Ile Barbe, et par la vie en bord de Saône. C'est un vrai cadeau de pouvoir admirer les paysages de mon quotidien, reconnaître nos couchers de soleil réinterprétés par un artiste. Il y a de la force dans ses tableaux, beaucoup de matière, des couleurs qui tranchent et des mouvements très vifs. Le temps ayant fait son œuvre, il y a eu des changements importants dans l'architecture et l'urbanisme ambiant. La lecture de chaque peinture m'a plongé dans un autre temps, avec des éléments familiers dont les contours ont été bougés. Fascinant.

Apprendre que cet homme doué et reconnu de son temps a choisi de rester vivre ici et délaissé les fastes de la vie mondaine parisienne, m'a vraiment touché. Il a certainement fait une croix sur un destin qui l'aurait bien volontiers exporté à l'international s'il avait joué le jeu, mais non, trop amoureux de notre Ile Barbe, d'où il puisait probablement sa force, il est resté vivre dans ce village cher à mon cœur. Je ne l'ai pas connu, et pour autant plus qu'un musée, j'ai l'impression d'avoir maintenant un nouvel ami.







Gabrielle a un appareil photo



Des mois qu'elle me demandait mon téléphone pour prendre tout en photo et ainsi donner de l'importance à quasi n'importe quoi. Un pied qui danse. Une fourmi floue. Une gommette de Cendrillon collée sur son carnet favori. Moi toujours bien embarrassée de donner aussi piètre outil à ses yeux emplis de poésie. On peut pas dire qu'il y ait une grosse offre sur le marché en matière d'appareil photo pour les enfants. Des vrais, des qui prennent "juste" des photos, il y en a peu.
Quand son père lui a dit qu'on cherchait un appareil photo pour elle, elle a demandé à avoir aussi une montre et une boussole. Il était prêt mon petit reporter sans frontière. Depuis jeudi, elle ne le quitte plus, son précieux. Elle l'a choisi rose, pas jaune, ni bleu. Elle précise que ce n'est pas un jouet, c'est un vrai, oui Madame. Et je suis en joie de la voir faire sa vie avec. Son père encore pire que moi.
Le premier soir, on est allés aux Jeudis des Musiques du Monde. Au début j'étais inquiète. Elle risquait de passer à côté de sa soirée, toujours derrière son objectif, pas assez dans le réel. Et puis en fait, non, pas du tout. L'appareil a attiré beaucoup d'enfants curieux autour d'elle. Elle a lié de jolies petites amitiés d'un soir. Elle l'a prêté. Elle a posé, elle a fait poser, des enfants, des mamans. Elle a immortalisé la scène, la musique, le public dansant. Elle s'est lassé. Alors elle a dansé, fait des roues avec ses copines. Puis elle a repris la photo pour un moment, avant de se coucher à la nuit tombante épuisée entre mes grandes jambes, s'intéressant aux étoiles et à la chauve souris du Jardin des Chartreux. J'étais rassurée.

Un article trouvé sur facebook vante les bienfaits de la photographie pour les enfants, il me semble très juste. J'ai l'intention de finaliser un petit livret avec quelques unes de ses plus chouettes photos comme un journal de bord de ses petits bonheurs # Eté 2017.


Des recherches ont démontré que la photographie était un puissant vecteur de bonheur. Je vous invite à découvrir les 7 raisons qui rendent l’apprentissage de la photographie chez les enfants incontournable.
  1. PLEINE CONSCIENCE/CONCENTRATION : La photographie favorise la focalisation sur le moment présent. On parle de pleine conscience. De plus, la photographie améliore la concentration.
  2. GRATIFICATION : L’effort consenti pour prendre la photo donne un résultat palpable et immédiat activant le circuit neuronal de la récompense. C’est une véritable satisfaction du travail accompli, duplicable quand bon nous semble.
  3. CURIOSITÉ : La photographie développe la curiosité qui, on le sait, rend heureux.
  4. DISSOCIATION :Photographier entraine à adopter une perspective différente. C’est comme si nous regardions le monde avec un oeil nouveau. Cette mécanique mentale facilite la dissociation. En gros, l’enfant parviendra à s’observer et ainsi à quitter un point de vue subjectif émotionnellement chargé au profit d’un point de vue plus objectif et neutre. Cela atténue les émotions négatives.
  5. CRÉATIVITÉ : La photographie, en tant que forme d’art, développe la créativité. Et créer transforme le cerveau en feu d’artifice.
  6. DÉCOUVERTE/PARTAGE : Pratiquer la photographie est une excellente motivation pour sortir découvrir le monde, la nature et la vie qui y foisonne, les personnes avec toutes les histoires qu’elles transportent. 
  7. ANCRAGE POSITIF : L’apprenti photographe pourra capter les instants qui le ravissent et les ranger dans sa boite à bonheur. En cas de blues, il se replongera dans ces souvenirs joyeux et améliorera son humeur.

L’apprentissage de la photographie constitue donc un magnifique cadeau pour la vie.

Si vous n’êtes pas vous-même spécialiste en photographie, je vous préconise de vous lancer dans l’aventure aussi car les raisons évoquées pour les enfants sont aussi valables pour les adultes. La photographie chasse la déprime !