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Les Bien-Aimés

Blog de maman, parentalité, DIY, activités pour les enfants, culture et autres coups de coeur à Lyon et ailleurs

Slide Show

L'été à mi parcours

Il y aura eu des canicules. Des orages violents qui ne rafraichissent jamais.
Des pieds nus sur l'Ile Barbe. Une couverture dans l'herbe un soir de musique.
Une salade de riz qui applaudit une artiste voltigeuse. Une baignade dans la Saône impromptue puis toutes celles derrière devenues des rituels intouchables. Une balade dans la nuit sur les traces du castor et de la chauve souris. Un Festival où tout est bien qui finit bien. Un vent sur le Mont Thou à décorner les rêveurs sous un ciel d'étoiles. Un brunch sucré salé sur la terrasse. Un paddle attrapé au vol pour un test grandeur nature. Des rencontres qui me rappellent que j'aime ce que je fais comme métier. Des petites filles qui se donnent rendez-vous tous les soirs au même endroit pour chercher leur or, des capsules de bière. Une amitié sincère entre une petite fille et sa mouche domestiquée. Des visites régulières et attendues à la bibliothèque. Des jeux en cascade et des éclats de rire. De la lecture comme jamais depuis 10 ans (3 romans en une semaine). Les allers-retours de ceux qui partent puis reviennent de vacances. Une nouvelle piscine super classe découverte dans le coin. Le cadeau démesuré et délicieux de nos voisines pour avoir arrosé deux fois leur unique plante verte. Des apéros sur la terrasse, ceux qu'on avait prévus, ceux qui se décommandent, et ceux qui s'invitent à la dernière minute. Une série américaine dévorée et adorée (Big Little Liars).
L'été est à mi parcours. Je n'ai jamais autant voyagé sans changer de quartier. Je n'ai jamais été reposée sans arrêter de travailler. Ma Normandie arrive à grands pas. Comme j'ai hâte. Et à la fois comment pourrais-je quitter ce "un jour à la fois" sans programme établi, juste des envies, et l'écoute d'un tempo familial au ralenti ?











Un musée à deux pas

Cela commence à dater un peu maintenant, mais début juin, nous avons eu le plaisir d'accueillir notre amie Nelly pour le long week-end de Pentecôte. Un nouveau musée avait ouvert à quelques mètres de chez nous en avril. L'occasion était toute trouvée pour découvrir ce lieu dédié à l'artiste peintre Jean Couty. C'est quelqu'un dont j'ai toujours entendu parler, car il vivait dans notre quartier et ma grand-mère l'a même connu. J'ai enfin pu faire la connaissance de ses peintures et de sa vie, et j'ai été conquise.

C'est quelqu'un qui a profondément aimé son environnement de vie, qui a été inspiré par l'Ile Barbe, et par la vie en bord de Saône. C'est un vrai cadeau de pouvoir admirer les paysages de mon quotidien, reconnaître nos couchers de soleil réinterprétés par un artiste. Il y a de la force dans ses tableaux, beaucoup de matière, des couleurs qui tranchent et des mouvements très vifs. Le temps ayant fait son œuvre, il y a eu des changements importants dans l'architecture et l'urbanisme ambiant. La lecture de chaque peinture m'a plongé dans un autre temps, avec des éléments familiers dont les contours ont été bougés. Fascinant.

Apprendre que cet homme doué et reconnu de son temps a choisi de rester vivre ici et délaissé les fastes de la vie mondaine parisienne, m'a vraiment touché. Il a certainement fait une croix sur un destin qui l'aurait bien volontiers exporté à l'international s'il avait joué le jeu, mais non, trop amoureux de notre Ile Barbe, d'où il puisait probablement sa force, il est resté vivre dans ce village cher à mon cœur. Je ne l'ai pas connu, et pour autant plus qu'un musée, j'ai l'impression d'avoir maintenant un nouvel ami.







Gabrielle a un appareil photo



Des mois qu'elle me demandait mon téléphone pour prendre tout en photo et ainsi donner de l'importance à quasi n'importe quoi. Un pied qui danse. Une fourmi floue. Une gommette de Cendrillon collée sur son carnet favori. Moi toujours bien embarrassée de donner aussi piètre outil à ses yeux emplis de poésie. On peut pas dire qu'il y ait une grosse offre sur le marché en matière d'appareil photo pour les enfants. Des vrais, des qui prennent "juste" des photos, il y en a peu.
Quand son père lui a dit qu'on cherchait un appareil photo pour elle, elle a demandé à avoir aussi une montre et une boussole. Il était prêt mon petit reporter sans frontière. Depuis jeudi, elle ne le quitte plus, son précieux. Elle l'a choisi rose, pas jaune, ni bleu. Elle précise que ce n'est pas un jouet, c'est un vrai, oui Madame. Et je suis en joie de la voir faire sa vie avec. Son père encore pire que moi.
Le premier soir, on est allés aux Jeudis des Musiques du Monde. Au début j'étais inquiète. Elle risquait de passer à côté de sa soirée, toujours derrière son objectif, pas assez dans le réel. Et puis en fait, non, pas du tout. L'appareil a attiré beaucoup d'enfants curieux autour d'elle. Elle a lié de jolies petites amitiés d'un soir. Elle l'a prêté. Elle a posé, elle a fait poser, des enfants, des mamans. Elle a immortalisé la scène, la musique, le public dansant. Elle s'est lassé. Alors elle a dansé, fait des roues avec ses copines. Puis elle a repris la photo pour un moment, avant de se coucher à la nuit tombante épuisée entre mes grandes jambes, s'intéressant aux étoiles et à la chauve souris du Jardin des Chartreux. J'étais rassurée.

Un article trouvé sur facebook vante les bienfaits de la photographie pour les enfants, il me semble très juste. J'ai l'intention de finaliser un petit livret avec quelques unes de ses plus chouettes photos comme un journal de bord de ses petits bonheurs # Eté 2017.


Des recherches ont démontré que la photographie était un puissant vecteur de bonheur. Je vous invite à découvrir les 7 raisons qui rendent l’apprentissage de la photographie chez les enfants incontournable.
  1. PLEINE CONSCIENCE/CONCENTRATION : La photographie favorise la focalisation sur le moment présent. On parle de pleine conscience. De plus, la photographie améliore la concentration.
  2. GRATIFICATION : L’effort consenti pour prendre la photo donne un résultat palpable et immédiat activant le circuit neuronal de la récompense. C’est une véritable satisfaction du travail accompli, duplicable quand bon nous semble.
  3. CURIOSITÉ : La photographie développe la curiosité qui, on le sait, rend heureux.
  4. DISSOCIATION :Photographier entraine à adopter une perspective différente. C’est comme si nous regardions le monde avec un oeil nouveau. Cette mécanique mentale facilite la dissociation. En gros, l’enfant parviendra à s’observer et ainsi à quitter un point de vue subjectif émotionnellement chargé au profit d’un point de vue plus objectif et neutre. Cela atténue les émotions négatives.
  5. CRÉATIVITÉ : La photographie, en tant que forme d’art, développe la créativité. Et créer transforme le cerveau en feu d’artifice.
  6. DÉCOUVERTE/PARTAGE : Pratiquer la photographie est une excellente motivation pour sortir découvrir le monde, la nature et la vie qui y foisonne, les personnes avec toutes les histoires qu’elles transportent. 
  7. ANCRAGE POSITIF : L’apprenti photographe pourra capter les instants qui le ravissent et les ranger dans sa boite à bonheur. En cas de blues, il se replongera dans ces souvenirs joyeux et améliorera son humeur.

L’apprentissage de la photographie constitue donc un magnifique cadeau pour la vie.

Si vous n’êtes pas vous-même spécialiste en photographie, je vous préconise de vous lancer dans l’aventure aussi car les raisons évoquées pour les enfants sont aussi valables pour les adultes. La photographie chasse la déprime !







 

L'école est finie

Je la regardais danser sur Pittocha et la Tisane des Couleurs hier.
Torse nue, jupette qui tourne. Je me disais "mais qu'elle est jolie...
Et quelle année. Tout est bien qui finit bien."
Pourtant on a eu une mauvaise passe. Ca avait un peu commencé l'été dernier. Repris de la vigueur en décembre et atteint son apogée en février.
Un cercle infernal. Un mélange de beaucoup de choses qui ne tournaient pas rond.
Ca devenait une obsession pour moi qui oscillait entre larmes et paroles inutiles "elle est chiante".
Gabrielle refusait tout en bloc. Tout était compliqué. Des crises de nerfs à répétition.
Surtout aux moments où il fallait quitter. Son Ile Barbe. Ses copines. Notre maison.
La vie avec elle était un drame permanent. Elle nous tapait, pinçait. C'était spectaculaire. Un arrachage de cheveux. Des prises de becs de couple dans la foulée. Et un sentiment d'impuissance tétanisante. Une tristesse profonde. Un lien qui se désagrège. Une culpabilité, et à la fois une revanche à prendre sur elle en permanence. Lui en vouloir à ce point était un supplice.
Quand elle était calme, on lui parlait de sa colère. Elle aussi souffrait. De ses moues et mots de petite fille se dessinaient une culpabilité immense et le besoin urgent de trouver comment canaliser.
On avait commencé à en parler doucement à la maîtresse qui était tombée des nues. Sa jolie petite élève parfaite était une furie à la maison ? Elle prenait des nouvelles chaque semaine, et chaque semaine la même litanie d'une maman au désespoir, "non, c'est l'enfer, encore et toujours".
Mes pauvres copines à qui je servais tous les jours la même rengaine des extraordinaires aventures de Chuky. Jusqu'au jour début avril, où elle et moi on est parties bras dessus bras dessous, pour une séance qui pour beaucoup pourrait ressembler à de la magie. De la métakinébiologie. Une méthode plus centrée sur le corps que sur les mots. Un moment très doux et salvateur pour nous deux. Prendre chacun la part de ce qui nous appartient. Se responsabiliser. Ré-équilibrer les forces.
Nous sommes rentrées à la maison. Et de jours en jours, les colères se sont estompées. Je me suis sentie disponible à la joie, prête à savourer le bonheur du quotidien avec elle. Comme un bouton on/off.
La maîtresse a fait sa part du colibri elle aussi. Une petite fille grande pour son âge dans une classe qui accueille des petits, plus en demande qu'elle. Une écoute et une priorité qui lui sont rarement accordées. Une frustration immense de ne pas être entendue. Une gentillesse qui fait qu'elle ne s'affirme que rarement. Entendre de la bouche de la maîtresse des mots qui lui font du bien. Voir que Papa Maman cherchent à résoudre la problématique. Reconnaissance. Apaisement.
Une année scolaire qui se termine dans la sérénité. Des vacances insouciantes qui commencent dans la légèreté. Un rythme pesant qui perd tous ses repères pour le bien de toute la famille. Ne rien faire. Rester sur l'Ile Barbe jusque 19h30. Écouter de la musique assis dans l'herbe aux jeudis des musiques du monde. Dévorer une glace au petit déjeuner. Et danser torse nu sur Pittocha et la Tisane des Couleurs. La vie.


Coup de coeur de la bibliothèque jeunesse #1

C'est déjà presque un rituel, un moment à nous. Une cerise sur le gâteau.
Il faut qu'on ait le temps, un mercredi ou un samedi sans rien de prévu.
On prend la poudre d'escampette pour notre petit parc préféré, celui qui ressemble à un bois sombre et une forêt de fées, celui qui renferme une clairière aux herbes folles, celui qui abrite l'arbre à grosses racines de Totoro. Après le bois, la ville. Une rue à traverser sans voitures qui roulent. Et là, la bibliothèque.
On ne pousse qu'une porte, celle que la bibliothèque jeunesse. On prend 10 trésors. Je laisse la liberté à Gabrielle de s'en trouver 7, moi 3. Livres, CD ou DVD. Et c'est parti pour trois semaines d'exploration...








De nos premiers trouvailles, voili ceux que je retiens...

La Clé / Julia Woignier
Des couleurs vives, un graphisme magnifique presque un peu vintage.
Et une histoire d'aventure pour un lémurien, un mulot et un lapin qui trouvent une clef.
Une clef qui ouvre une porte. Une porte qui ouvre sur un magnifique jardin.
J'en dirais pas plus. Mais j'ai trouvé l'univers de ce livre ultra mystérieux et très dépaysant.
Avec une chute bien sympathique.

Michel l'Ours Blanc / Julie Colombet
Un ours polaire traversé par les mêmes questions que les petites personnes. Il questionne sa façon de voir le monde autour de lui. S'il ne mangeait que des crevettes roses, est-ce qu'il deviendrait tout rose ?  Il questionne aussi sa différence. Un graphisme sobre et moderne. Un ours dont les traits force l'empathie, et sans pour autant verser dans la nounourserie.
Le coup de cœur de la fournée pour Gabrielle.

Oh non Georges ! / Chris Haughton
Georges est un teckel à bêtises. Il aimerait faire plaisir à son maître, mais la catastrophe le dépasse, il détruit tout sur son passage. Le ton du livre est très drôle, la mine déconfite du chien à mourir de rire.
On avait déjà a-do-ré "Chut on a un plan", et "Un peu perdu" des livres méga colorés et bourrés d'humour, un humour à la portée des petits comme des grands.

Mon beau jardin / Carol Ann Dufy & Rob Ryan
Un magnifique objet qui combine le talent d'une grande poétesse écossaise et d'un artiste qui excelle dans la découpe en dentelle du papier. Cette histoire bucolique et poétique raconte la vie d'une petite fille et son amour pour la nature, en particulier son attachement à un petit bois dans lequel elle aime se réfugier. On suit son existence, elle devient femme, artiste, mère puis grand-mère. Y sont merveilleusement bien décrit la beauté des cycles, le rythme des saisons, et de la vie de la naissance à la mort.

Boucle ne veut pas dormir (Vincent Malone)
C'est une histoire à écouter + une chanson composée autour de l'histoire.
Sous le charme total de Vincent Malone et de ses contes mélangés.
Les classiques que l'on connaît semblent avoir été malmenés, passés à la moulinette pour ressortir plus actuels, et plus pêchus. A travers les mots, un humour pince sans rire pointe. Les adultes se marrent, et les enfants sans comprendre le sens caché perçoivent bien que les codes ont été bouleversés. Et ils adorent.





Bleu Côte d'Azur

Rendre visite à une vie passée, dans une ville qu'on a d'abord détestée puis apprivoisée.
Passer en coup de vent. Pas assez pour profiter comme avant de ses amitiés, de ses habitudes.
Suffisamment pour sourire en pensant à ce qu'on y a laissé, le temps qu'on y a passé, les rencontres qu'on a aimées. Et puis transmettre à ses petits, le voyage. Les goûts, les couleurs, les différences qui transportent, l'arythmie des vacances. Des soirées sans télé. Des nuits dans un lit superposé. Des parties de cartes à rigoler. Une vie lente sous les palmiers. Des glaces à tomber. Une mer sans marée. Pas de sable sur la plage, pas de château, mais un palais de vraies princesses à visiter. Nager avec des têtards et des araignées d'eau dans une piscine qui ne sera jamais bleue. Ne plus être l'enfant unique de la famille. Rencontrer les copines de maman qui l'ont connue quand elle ne l'était pas encore. Rentrer à la maison à la nuit tombée. Retrouver son papa, et lui dire combien il lui avait manqué.














C'était un week -end intergénérationnel comme on les aime.
Mon papa, ma maman, mon neveu de 10 ans, ma fille, et moi.
On avait loué un petit appart dans le quartier de Magnan. Très tranquille.
Comme on avait trois jours pleins, on a pas eu le temps de revenir dans tous mes lieux chouchous, mais arpenter la ville qu'on a vécu célibataire, ou avec des enfants et Papi Mamie, c'est pas tout à fait le même programme. On a dû composer avec les envies, et l'état de fatigue de chacun.

Le Musée Océanographique de Monaco
"Ma mère m'avait dit, et si on allait à Marineland ? Moi vivante jamais, avais-je répondu"
J'avais alors concédé le Musée Océanographique. Voir des poissons, des méduses, et des requins dans un bocal c'est pas mon truc, pour autant je dois reconnaître que j'ai beaucoup aimé cette balade. Il y a les aquariums, oui, des bouquets vivants de couleurs, mais il y a aussi et surtout en ce moment, l'exposition monumentale Borderline de Philippe Pasqua. Je suis tombée sous le charme de ses installations choc. Parce qu'elles questionnent l'éthique autour de la mer et parce qu'elles sont belles dans l'écrin du Musée. On ne sait qui met en valeur qui. Un vrai bijou, ce lieu. J'aurais aimé avoir plus de temps pour en profiter. Je recommande le second étage à la manière d'un cabinet de curiosités. Splendide et si dépaysant. A découvrir jusqu'au 30 septembre.

Les + kid friendly du lieu
- Le resto sur le toit avec menu enfant, et des installations tout en bois, juste à côté, pour pouvoir surveiller les petits du coin de l’œil en toute sécurité.
- Il est possible de choisir de ne PAS passer par la boutique du Musée. Oui, on indique par un fléchage la direction de la boutique, pour autant, on peut sortir par une autre sortie. C'est très rare et ça mérite d'être souligné. J'ai apprécié.
- Un tarif attrayant pour la famille, 35 euros pour 2 adultes et 2 enfants.


La coulée verte
J'étais partie d'une ville écartelée dans des tranchées/travaux interminables. Je reviens pour y découvrir une nouvelle promenade du Paillon, avec la Coulée Verte. Les jeux pour enfants ont 4 ans et pas une ride. Une carcasse en bois de baleine échouée où crapahuter. Une raie manta sur laquelle Gabrielle fait mine de surfer. Un bateau de pirate sur-élevé. Des poulpes- balançoires. Au sol une pelouse synthétique. Les vieux bâtiments de la ville nous entourent. Le cadre est idyllique. Même les adultes ont envie de se prélasser au parc sans presser les enfants d'un retour à la maison dans le stress.
Et encore on n'a pas testé le miroir d'eau. Et c'est entièrement gratuit.
 
Le Vieux-Nice
En trois enjambées, on tombe dans le Vieux-Nice, j'y ai retrouvé mon marché du cours Saleya. Plop plop, le bruit des abricots qu'on s'engouffre en marchant. On choisit nos olives de Nice, des cayettes, oui Madame. On bave devant des fleurs de courgettes. Si seulement ce marché était à 10 minutes de mon Lyon. Pause de midi, Chez René Socca, les célèbres tables en bois où manger une Socca (une sorte de crêpe à la farine de pois chiches), des petits farcis, des beignets de sardines...
Les + kid friendly
C'est de la finger food, vous achetez des assiettes à partager, pas de codes, ni de tenue correct exigée, les enfants ne sont pas obligés de n'être que des images et ils vont adorer la Socca. La mienne a dévoré l'assiette de beignets de sardines. Tant pis pour nous.

Le resto de plage
Tout le monde était bien crevé, le dernier jour, et les enfants avaient envie de mer.
Direction Juan les Pins. Une place de parking nous tend les bras, nous sommes garés devant le Passoa Beach. Je ne connais pas et j'appréhende un peu toujours, de me faire arnaquer/mal recevoir.
Pieds dans le sable frais, on nous installe des parasols, notre table est prête. La carte est copieuse, les formules enfants variées. Je demande dès notre arrivée, s'il resterait de la place sur les transats de la plage. Nous déjeunons tranquillement. On nous bichonne littéralement. Et ce qui devait arriver arriva, on glisse des chaises aux transats. Les petits s'enfuient sur la plage. A 16h30, avalanche de coupes glacées. Le Farniente dans sa formule la plus pure.

Le + kid friendly
Un panier rempli de pelles, râteaux, brassards, masque de plongée attend les enfants en bord de plage. Ce qui permet de venir sans matos. Et pour nous les lyonnais qui voyageons léger, c'est bien bien agréable.

Le + senior friendly
Les transats / parasols, c'est un budget, mais cela en vaut la peine pour faire la sieste au calme, à l'ombre, avec pour seul bruit, celui des enfants qui jouent au bord de l'eau.

Trousse d'urgence du week-end
Crème solaire indice +++

1 tube de Dapis Gel (soulage les piqûres en tous genre)
1 tube de granules Apis Mellifica 9 Ch (piqûre d'abeilles)
1 tube de granules d'Arnica
1 pschitt qui désinfecte
1 pschitt anti nausée pour la route


Panier pour la route de l'exploit (10 heures de route pour rentrer)
- Des trucs à grignoter. Amandes, bananes, compotes, eau fraîche qui pique ou qui pique pas (le luxe)
- Des sandwiches triangles jambon beurre comté et des chips au cas où les petits estomacs ont faim et que les grand veulent avaler du kilomètre pour rentrer.
- Des histoires à écouter. Les Petits oiseaux. Boucle ne veut pas dormir de Vincent Malone. Les plus belles histoires (magazine édité par les éditions Bayard, le Cd est inclus.)
- Des disques à chanter. Le Soldat Rose. L'Alphabête. Les plus jolies chansons de notre enfance recrachouillées par Vincent Malone (oui encore ! une nouvelle addiction)
Et des devinettes. A inventer encore et encore.

Le kéfir, une boisson santé pour l'été







J'ai découvert il y a quelques années ce petit ingrédient miracle, quand l'une de mes collègues me fit goûter son kéfir de fruits maison. Frais, acidulé et un brin sucré. Miam.
Quand en plus j'ai appris que c'est un vrai bonus pour la santé. Bingo !

J'ai rapidement adopté quelques grains, appliqué les consignes à la lettre.
Au delà d'adopter un geste santé pour moi au quotidien, j'ai tout de suite aimé m'occuper de mon kéfir comme de mon nouveau tamagotchi. A l'époque j'étais célibataire, ça me donnait l'occasion de parler à quelqu'un. Héhé.
Je vous rassure, il ne faut pas avoir la main verte, ni de brevet de secouriste pour le maintenir en vie.
C'est très simple, cette petite bête-là aime l'eau et le sucre.
Et l'avantage c'est que quand vous avez fini votre cure, hop au frigo dans l'eau. Il restera comme ça des mois à dormir paisiblement.

Qu'est ce que le kéfir ?
Issu des grains de kéfir, une étonnante symbiose associant levures de fruits et ferments lactiques, cette boisson ancestrale est finement pétillante. Véritable comme un alicament (Aliment médicament), c'est un probiotique naturel qui améliore le transit intestinal et permet de renforcer le système immunitaire. On en trouve des litres tout faits dans le commerce, mais vous commencez à me connaître, rien ne vaut la boisson élaborée à la maison. Cela permet de contrôler la quantité de sucre, et le goût qu'on veut lui donner.

La recette du kéfir du fruits
On mélange 20g de grains de kéfir, 20g de sucre, 1 figue sèche bio, 2/3 rondelles de citron bio dans un litre d'eau pas trop chlorée si possible.
Comme pour la levure, l'interaction avec le sucre, va faire fermenter la boisson, et le sucre va disparaître au profit d'un tout petit peu d'alcool.
Soit on ferme le bocal, la boisson sera plus alcoolisée et pétillante.
Soit on met un tissu dessus seulement, ce que je fais moi, et on obtient moins d'alcool qui se sera évaporé, et aussi moins de bulles. Au bout de 48 heures la figue remonte, on filtre.
On verse en bouteille type limonade, on ferme et on attend 24h.
Après on met au frais pour freiner la fermentation et on consomme.
C'est la recette de base qui marche bien. Durant les dernières 24 heures, on peut rajouter des fruits, des feuilles de menthe, ou du sucre pour aller vers la recette qui fait du bien aux papilles aussi.

Où trouver des grains de kéfir
Évitez d'en acheter. Les grains de kéfir ne supportent pas la congélation ni la déshydratation et généralement c'est comme ça qu'on les trouve dans le commerce.
En vrai les grains passent de mains en mains depuis la nuit des temps.
Il suffit d'en parler autour de soi, pour apprendre qu'il en dort quelques grains dans le frigo de la voisine.

D'autres boissons fermentées
Le kéfir existe aussi dans sa version lactée. Moi j'ai jamais testé comme j'aime pas trop forcer sur les produits laitiers. J'avais goûté ceci dit le produit fini à Montréal, et c'est super bon avec un peu de sucre.

Vous avez peut-être entendu parler du kombucha. C'est très tendance. Une boisson à base de thé noir et d'un champignon qui fermente. Moi l'aspect du champi qui se dédouble me répugne. Je vous laisse jouer sans moi.

Un groupe de partage sur facebook
Et oui si comme moi pour débuter vous avez besoin de soutien.
Je conseille ce groupe de puristes qui ne sont jamais avares de conseils et proposent une doc complète sur le sujet pour débuter.

Les dimanches à flâner

Mes moments préférés.
Partir. Pas loin à quelques encâblures.
Suffisamment pour être dépaysés. Au bout de la rue.
De l'autre côté de la rive. On passe une colline.
On traverse deux fleuves. Tous les trois. On voyage.
Il faut dire qu'à Lyon les occasions sont pléthores.
En mai ce qui a plu. A la petite et aux grands.
Sous les pavés la sérigraphie. Sur les pentes.
La Fête de l'Iris. A Oullins.


















Sous les pavés la sérigraphie
Festival kid friendly dans LA rue des sérigraphes, rue Burdeau.
Ateliers en tous genres autour de la sérigraphie à prix libre (badges, sérigraphie textile, linogravure..)
Divers jolis objets pour qui aime le graphisme à acheter, dur dur de résister.
De quoi boire et manger bon, banh mi à la sauvette, ou galettes bretonnes en chanson avec la crêperie clandestine. Toute la famille recommande.

La fête de l'Iris
Festival poétique et jeune public
Des animations pour les enfants, ateliers d'éveil musical, bricolages éco-citoyens, spectacles jeunes publics. Un espace food truck & Super Halle pour bien manger. Un parc superbe, vert, et grand avec des ruches et des abeilles à observer en toute sécurité. Des livres à cueillir un peu partout. On y retourne l'année prochaine.