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Les Bien-Aimés

Blog de maman, parentalité, DIY, activités pour les enfants, culture et autres coups de coeur à Lyon et ailleurs

Slide Show

Le gâteau de toutes les fêtes



Ce n'est que pure injustice.
Ce gâteau est un hit chez nous. Et jamais encore je n'avais dévoilé sa/ses recettes.
Le voici, le voilà, the gâteau de toutes les fêtes.
Anniversaires, pâques, dimanches en famille, réveillon, il est de toutes les tables chez nous.
Et pour ne lasser personne, je change la formule à chaque fois.

Génoise rapide et simplissime (Faut avoir un fouet électrique, c'est le secret.)
4 oeufs - 120 g de cassonade - 120 g de farine - 1/2 sachet de levure

Battre les blancs en neige bien ferme.
Sans s'arrêter de battre, ajouter...
Le sucre cassonade. Jusqu'à ce que le mélange devienne bien lisse, et brillant.
Les jaunes, one by one.
Les 120 g de farine et 1/2 sachet de levure et quand le mélange est bien homogène, on tarde pas trop, on s'arrête. On met le tout dans un moule beurré, au four pour 20 minutes thermostat 6.
Et bim. Terminé. L'opération a dû durer 10 minutes à tout casser.

Pour la suite, il y a des tonnes et tonnes de versions possibles et c'est ça qui fait que ce gâteau est intéressant, selon qu'on est en hiver, en été, qu'on aime les surprises, la chantilly, les fraises, ou plutôt les framboises. Bref.

Printemps/été Vanille & framboises. Moultes fois validée aussi avec des fraises.
50 cl de crème liquide entière - 250 g de mascarpone - 4 cuillères à soupe de sucre glace - 2 barquettes de framboises - extrait de vanille

On coupe la génoise cuite, en deux disques égaux.
On humidifie les deux disques avec ce qu'on a de liquide et de sucré dans les placards.
J'y ai mis du jus de pomme, du sirop d'orgeat, ou du sirop "recette provençale du Moulin de Valdonne. (Fraises, pastèque, cédrat, melon... un régal )
Je monte la crème chantilly au batteur.
(Je rappelle qu'il faut mettre le bol au congélateur juste avant pour qu'il soit bien froid).
Quand elle tient bien, j'y incorpore mascarpone et sucre glace, et une cuillère à café d'extrait de vanille.
Je garde la moitié de ma mixture que je mélange avec les framboises. Pas trop pour ne pas réduire les fruits en miettes.
Je tartine cette pâte de framboises sur le 1er disque. Je repose le disque 2 sur le premier.
Puis je badigeonne tout mon gâteau avec la crème blanche. Fini.
Si vous n'aimez pas le blanc, quelques gouttes de colorant pour un gâteau rose princesse, bleu Elsa, vert Clochette... Vous m'avez suivi, chez nous, pas moyen de se décoller des stéréotypes.

Automne/hiver Noisettes, confiture de framboises & poires au sirop
Pour changer, une génoise faite de 60g de poudre de noisettes, 60g de farine.
Même mode de préparation, on ne change rien, ça fonctionne tout aussi bien.
Après avoir mouillé les 2 disques avec le sirop de mes poires, j'étale de la confiture de framboises Bonne Maman sur mon premier disque. Je coupe des morceaux de poires, je les dispose sur la confiture. Je finis le gâteau comme indiqué dans la version Vanille/framboises.
Moins frais que la version printemps mais d'une gourmandise absolue.

Les autres folies possibles avec ce gâteau :
- Remplacer les fruits rouges frais, par des fruits décongelés l'hiver.
- J'ai testé cette même génoise en gâteau pinata, et ça marche. (faire 2 génoises, une dans un moule rond normal, l'autre dans un moule à kouglof avec un trou au milieu.)
- Si on est sûr et certain de la fermeté de sa chantilly, on peut faire sans mascarpone, ce que je faisais au début, et même que c'est moins lourd.
- Mon prochain challenge, tenter le gâteau Arc en ciel. Ou pas.
- J'ai envie de tester les zestes de citron dans la crème à la place de la vanille, associés aux framboises fraîches. Miam.
- Ma version automne 2017 sera sûrement aux figues fraîches et aux noix. A suivre !
- Et puis jamais encore tenté... what about chocolate ?


Manger bio, acheter en vrac (code parrainage inside)





Nous avons fait le choix du vrac, avant de choisir de manger bio en fait.
Pas tellement motivés par le zéro déchet non plus pour dire vrai.
A force de parler autour de nous, de notre volonté de ne plus enrichir les vilains réseaux de l'agro-alimentaire, un voisin nous a envoyé un jour la newsletter de l'association VRAC. 

Association VRAC : achats groupés, circuits-courts, pas d'emballage
J'avais déjà vu des reportages sur des groupes d'achats entre voisins à la campagne.
C'est le même principe, si ce n'est qu'ici, c'est les salariés d'une asso qui gèrent tout. Et comme c'est une asso, on accepte bien volontiers d'adhérer (prix libre) et de donner quelques heures de son temps (minimum 2 heures dans l'année.)
On a testé et complètement adopté.
C'est une façon de consommer qui révolutionne totalement nos comportements d'achat en fait.
On gère les stocks, pas d'achat impulsif, on commande 7 jours minimum avant d'aller chercher nos aliments.
L'association ne propose pas un choix de produits dément, pas de produits à la mode, mais finalement tous les aliments de base y sont, de la cuisine à la salle de bain, en passant par des produits d'entretien. La plupart des produits sont bio (ou en conversion), ou locaux, ou équitables au prix du non bio de supermarché. Très peu cher donc.
Le principe est d'acheter en gros, de privilégier les circuits courts, en supprimant le superflu des emballages, et de distribuer principalement dans des quartiers pas super riches. Je plussoie complètement l'éthique de ce projet, très proche de mon univers MJC-ien.
Comme aucun emballage n'est fourni, à toi de te déplacer avec tes boîtes, tes sacs, et tes bouteilles.
On a acheté : des farines, des spaghettis, du riz rond de camargue, de la semoule de blé, de l'huile d'olive, de la purée de tomates, des palets de chocolat noir, poudre d'amandes, du cacao, figues et raisins secs, du miel, du sucre blond, du sel de Gérande, des compotes sans sucres, de la lessive, du savon, de la crème pour le visage...
Les bémols : la distribution se fait en journée, à la Duchère, ça demande de l'organisation en terme de contenants, et d'avoir le temps de se déplacer en journée. Pas beaucoup de sortes de légumineuses pour l'instant, car l'asso préfère écouler les stocks avant de commander de nouveaux produits.

Vrac'n Roll : du vrac, du bio, livraison écolo
Pour compléter nos achats, nous avons trouvé une entreprise lyonnaise, Vrac'n Roll.
Des achats uniquement en ligne, on choisit notre quantité, notre contenant (bocaux consignés ou sachets) et un petit vélo biporteur vient nous livrer jusque chez nous. Vous imaginez ma joie !

Un large choix de produits, des graines aux légumineuses en passant par les épices, herbes aromatiques ou café, et tout est bio.  J'ai pas encore essayé les thés (Love Suprême, Printemps à Kyoto, miam), mais j'avoue que la sélection proposée est très très attirante. Il y a les mix aussi qui me font de l'oeil, le Mix Yaourt (cranberries, mûres blanches, et flocons de blés) ou le mix matin (céréales, framboises séchées, pépites de chocolat). Les prix sont tout à fait corrects, voire moins chers qu'en biocoop.
A la livraison, le livreur peut prendre vos bocaux consignés qu'il vous rendra à la livraison d'après, ce qui économise les sachets.

On a acheté : des pâtes macaroni et spirales demi complètes, des lentilles corail et beluga, des tomates séchées, du son d'avoine, des graines de chia, et du quinoa. On a choisi de ne pas opter pour les bocaux, mais pour les sachets, qui sont tip top en terme de conservation avec une partie légèrement plastifiée à l'intérieur et recyclables.
Le bémol : la livraison reste chère bien que totalement justifiée et propre, MAIS, si on groupe notre commande avec celle des voisins, elle passe de 8,5 euros à 3,5 euros, avec le code ENTREAMIS (5 euros de réduc).

Comment stocker
Je me suis souvent posée la question sans trouver de réponse toute faite.
Aux premiers achats à l'asso VRAC, on stockait tout dans des boîtes en plastiques IKEA. Pas terrible. Petit à petit je commence à conserver les pots en verre que j'ai. Et j'achète tout bêtement des pots à conserves en verre sur les vide-greniers. Je vous conseille ceux qui sont avec des joints évidemment.
Astuce Pour éviter d'avoir des problèmes de mites alimentaires, j'ai lu sur un forum qu'il faut passer au congélateur sa farine pendant 24 heures pour tout éliminer. Je pense honnêtement que si on gère bien ses stocks, si aucun pot ne reste tanqué au fond du placard, ça devrait aider nos petits nuisibles à partir s'installer ailleurs, dans un monde plus tranquille.
Aussi, en ce qui concerne Vrac'n Roll, je précise, que connaissant le risque existant autour du vrac d'importer des mites alimentaires chez soi, la petite entreprise lyonnaise a décidé de mettre en place un processus de conservation et d'hygiène qui élimine le risque de développement des mites dans ses produits. Pas besoin donc, de tenir compte de ma petite astuce. Les bocaux vendus par Vrac'n Roll aussi sont conçus pour ne laisser entrer aucune petite bête, aussi tenace qu'elle soit.

Moins de déchets
Évidemment, même si ce n'était pas le levier qui nous a fait opter pour le vrac, on se rend compte, qu'on réduit de façon considérable nos déchets. Quand je vous dis que c'est la révolution dans la maison....Sur la cuisinière aussi. Je m'aventure de plus en plus vers des plats végétariens. Et même que le viandard, ça l'ennuie de reconnaître que c'est bien bon. A plus pour quelques recettes délicieuses.

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On me chuchote dans l'oreillette que vous pourrez découvrir Vrac'n Roll à prix réduit ( - 10 euros !) sur votre toute première commande, si vous appliquez ce petit code de parrainage PASCALINEC. A vos marques, prêt, feu , vraquez !


PS : Ce chat au poil totalement en vrac a décidé que vue la thématique, il se devait de faire partie de la photo de famille.

Ce billet participe au défi Green Blogs initié par Marie Youpie.
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Break, séparations et fleur qui pousse




C'est la première fois depuis le début de sa scolarité que nous nous organisons différemment pour les vacances. Pas de maison de l'enfance, car elle n'aime pas y aller. Je ne l'avais jamais mise bien longtemps en accueil de loisirs là-bas, à peine 2/3 jours à chaque vacance, mais au bout de 3 fois, j'ai remarqué le retour des pipis au lit la nuit, ce qui a fini par m'alerter. Ce cadre là ne lui convient pas.

Cette fois donc. Deux journées de bonheur absolu à l'Ecole Montessori du coin.
Un petit groupe d'une dizaine d'enfants, aux âges variés. Gabrielle est la plus jeune.
Deux matinées en immersion totale en anglais, et puis après-midi yoga ou arts plastiques.
Ma fille est plutôt de nature angoissée à mon départ d'une structure qu'elle ne connaît pas. J'ai pourtant pu partir sereinement. Confiance en l'adulte référente dès les premières minutes. Merci l'accueil en douceur, et une maman qui ne sent pas bousculée non plus.
Au bout d'une journée, elle était rayonnante. Ils avaient construit/décoré des cabanes en carton dans le jardin. Et goûté à l'intérieur de leurs palais. Cherry on the cake.

Passage obligé chez papy/mamie pour profiter de son cousin, Hugolin. Petite balade en poney. (Ils ont tous les arguments de leur côté). Pendant ce temps là, nous retombons en adolescence, on a la maison pour nous tous seuls ! Youhou ! Je vous rassure de rien bien excitant. Juste rien faire, pas obligé de penser repas - lessive - jouets qui traînent.
Retour à Lyon, grosses embrassades de retrouvailles avec Papa chéri, et on file à l'Auditorium avec nos copines de concert, Loriane et Alice, pour le Carnaval Jazz des Animaux. Très chouette !
Une semaine était passée. Vite.
Changeons de rythme. Au programme, maison, maison et re-maison. Very slow.
On se relaye avec son papa. Deux jours de congés posés pour moi. 3 jours pour lui.
"On va où ce matin ?". LA question récurrente qui montre bien, comment nos petits sont ballottés par les impératifs du quotidien. Je réponds inlassablement "nulle part, rien de prévu."
Ce qui ne veut pas dire qu'on ne fait rien. Mais on ne prévoit quasi rien et on se laisse guider.
Papa l'embarque faire du vélo, au marché, pendant que Maman geint sur le canapé (j'ai une sciatique qui m'oblige à freiner, héhé)

C'est de loin, la solution la plus adaptée qu'on ait trouvée à ce jour et qu'on essaiera de reproduire à Pâques. Elle a pour la première fois de sa vie demandé à retourner à l'école. Ses copines lui manquent. Je suis ravie de ce break. Persuadée que les séparations amènent du plaisir à la relation et le bonheur de se retrouver. Verdict lundi prochain 8h20 devant l'école.

My valentine and I



Aujourd'hui c'est la St Valentin. La fête où tu es obligé d'aimer.
Nous, on n'aime justement pas qu'on nous impose la soirée de l'amour, ni la fête du string... donc le plan du 14 février depuis 8 ans c'est plutôt de se la jouer soirée de semaine, rituels et cosiness.
Ce midi au JT de 13h, sous nos yeux amusés, un couple sur une jetée au milieu des vagues nous parle de comment il s'aime depuis le premier regard chabada-bada. Benoit me dit, "mais c'est chez moi, ça !"

Immédiatement, un souvenir lointain me revient. Un dimanche matin. On est tout neufs amoureux dans nos premiers week-ends à deux. Sûrement qu'on s'est réveillés sur les coups de onze heures. Et qu'on a fait l'amour dans la foulée. Je prends mon p'tit déj en culotte T-Shirt pourri quand il me dit "allez on décolle, vite, vite, bouge !". J'ai dû râler un peu de devoir me presser. On a pris la voiture, décidé sur un coup de tête, droite ou gauche, en sortant du lotissement pour arriver un dimanche de grand vent sur cette jetée là, celle du reportage. Du vent, des vagues. Des surfeurs mêmes. Sur la Méditerranée du surf. La blague. Mon chéri shoote l'événement avec son appareil de photographe. De loin, je le regarde. Pas envie de m'aventurer dans la tempête. Instagram n'existe pas encore mais mon portable immortalise pourtant l'instant. (Oui, vous savez, je suis si souvent en avance sur mon temps.)

De là où je suis aujourd'hui, je vois cette vie d'alors, suspendue, totalement égocentrée, paisible et lente. Limite on s'ennuie. Mais on aime ça. Pas de télé, les légumes du marché, les daurades sur le barbecue. De la musique en permanence. De grands feux sauvages, la nuit au bord du lac de St Cassien. Libres et totalement irresponsables. Une autre vie.

Le bleu de la mer, le soleil de carte postale, et les marchés du sud main dans la main c'est bien, mais j'ai envie de rentrer chez moi à Lyon. Un peu comme un ultimatum. Dis, tu me retiendrais pas un peu de partir ? Non. Il trouve que c'est bien, que c'est mieux pour moi, de retrouver mes terres.  Alors je pleure mais je rentre. Petit coup de poker menteur ?
A Lyon, mon ami amant me manque. En énamourée romantique, je lui envoie des cartes postales bricolées maison pour l'amadouer, la suite de l'histoire vous la connaissez...

Le sourire aux lèvres, je me lève de table silencieuse, je pars dans son bureau, et je me hisse au sommet de sa bibliothèque pour récupérer un bout de carton, un collage maison que je sais là, précisément. On y voit une date d'envoi qui me permet de mesurer tous les dimanches écoulés depuis ces vagues. Des sourires complices derrière chaque coup de bâton-colle aussi et les indices d'un aveu qui ne veut pas dire son nom. Les prémices d'un grand amour.
Et vous savez quoi ? Celui qui excelle dans la non-déclaration, celui qui repousse sans cesse les limites de l'anti-romantisme, mon héros dépourvu de cœur a depuis 7 ans conservé ce petit bout de carton de rien du tout. C'est peut-être un détail pour vous. Mais pour moi ça veut dire beaucoup.

Offrir un cadeau fait de ses 10 doigts



Dans la lignée de cet article écrit autour de notre mode de consommation alimentaire, je continue dans mes délires de consommer autrement.

Nous avons autour de nous, beaucoup de monde qui gravite. Des ami(e)s cher(e)s présent(e)s au quotidien. Celles et ceux avec qui on passe de super moments, certains avec qui on échange des gardes d'enfants, de petits services, des tuyaux, et de belles pensées. J'avais envie de gâter tout mon petit monde cette année à Noël. Inspirée par la Licorne que j'étais en train de coudre à ma chouchoute depuis des semaines, j'ai actionné ma machine à l'huile de coude, parce que j'avais envie de fabriquer, et puis aussi parce que mon portefeuille n'avait de toute façon pas le cœur assez grand.

Je m'étais fait un petit tableau sur Pinterest de petites idées faciles à faire depuis un bail et j'ai pioché dedans. Certains objets était faciles à reproduire en masse, on change de destinataire, changeons de motif, et de couleur. Je m'y suis prise le week-end avant Noël et j'étais à temps pour les fêtes.

Quel bonheur ce fut. On passe au marché on achète des poires, et des kiwis, au final on a 5 pots de confiture de Noël. On fait le tri dans la montagne de tissus qu'on a, et on se retrouve avec des bouillottes sèches, et des petits bandeaux à oreilles de lapin. On se bricole un déo maison, parce que y en marre des déos pas gentils pour la peau, et on a à la fin trois pots à offrir à des copines branchées bio. Même Gabrielle a pu bricoler, quelques petits dessins et coloriages plus tard, hop de petits badges tout mignons pour ses copains/copines d'école et sa maîtresse surtout.

C'est une sensation absolument magique, de se dire qu'il n'y a rien. Et qu'après avoir choisi, un tissu, la forme d'un pot, après avoir fait filer l'aiguille de sa machine, on a quelque chose qui n'est pas rien : une petite attention qui réchauffera le cœur de quelqu'un.

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Ce billet participe au défi Green Blogs initié par Marie Youpie.
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Pleurer comme une femme




C'était un samedi de février. On nous avait prédit de la pluie torrentielle pour 48h.
Et ce matin là, cours de danse annulé, un beau soleil au milieu des nuages gris : enfourchons nos vélos ! On est tous un peu fatigués, on ira pas loin. Juste le plaisir de prendre l'air ensemble.
Nous roulons donc tous les 3, deux adultes et une petite fille de 4 ans en plein apprentissage du vélo à pédales et sans roulette, sur les Rives de Saône. Interdites au vélo.
Nous le faisons tout le temps. Car Gabrielle est trop petite pour rouler sur la piste cyclable intermittente/dangereuse du quai, au milieu des voitures. La vue est plus agréable au bord de l'eau quand tu n'as pas le nez à hauteur des pots d'échappements. On nous fait assez peu souvent la remarque car nous sommes toujours respectueux des gens que l'on croise à pied, ou... à vélo.

A un moment donné, il y a beaucoup de joggers dans les deux sens. Gabrielle est fatiguée et est à l'arrêt sur un passage pas très large. J'attends sur le bord. Ma fille et mon chéri sont 2 mètres derrière moi. Un jogger me dépasse. Sans se retourner, il dit, "Madame, c'est pour ça que c'est interdit aux vélos ici."
Je réponds du tac au tac "oui, c'est vrai que nous, on serait bien mieux à rouler dans les gaz d'échappements."
Dans sa foulée et toujours sans se retourner, il me crie " t'as qu'à plutôt rouler dans l'eau, casse-moi pas les couilles".
Je reste interloquée. KO. Quelques secondes suspendues entre silence et solitude.
Je raconte la scène à mon chéri, et je fonds en larmes.
Je reste prostrée dans mes pensées de femme insultée pendant au moins quart d'heure.
Envie de rentrer chez moi, la gorge nouée.
Les larmes roulent sur mes joues. Le soleil a disparu, le ciel gris.
Injustice. Je pense à cette phrase qu'il a bien sûr choisi de me dire à moi, pas à mon chéri.
Culpabilité. J'aurais dû me taire en fait.
Dégoût. Je pense à cette violence dans les mots. Si familière, si lointaine à la fois.
25 ans que j'ai pas subi ça.
Résignation. Je pense à son âge (jeune, 25/30 ans) et au monde peuplé de sombres connards comme lui, avec qui il va bien falloir composer.
Mépris. Je pense aux femmes qui ont eu la grande chance de coucher avec lui.
Peur. Je pense à la possibilité de le recroiser, s'il fait demi-tour dans son parcours.
Découragement. Je pense au féminisme et à ce putain de combat qu'ici en France en 2017 on est encore obligée de mener pour se faire respecter.
Honte. Je prie pour que ma fille n'ait rien vu, rien entendu, rien compris de ces larmes qui coulent encore en écrivant ces quelques mots.
Espoir. Doucement, je commence à regarder le paysage. A trouver du beau autour de moi.
Force. Il ne me volera pas, ce moment qui n'appartient qu'à nous, cette balade imprévue, cet itinéraire qu'on aime tant.

Dis moi comment tu consommes, je te dirai qui tu es

Je vous disais là, que finalement, petit à petit, nous optons pour des solutions qui sont meilleures pour nous, pour notre santé. De mini gestes du quotidien qui au bout du bout du bout de l'année feront peut-être une grande différence.

Quand Gabrielle est née, nous allions faire nos courses chez Auchan. Pensant qu'on aurait le max de choix, avec un prix plus intéressant. Petit à petit, la taille inhumaine du magasin, le bruit, les sur-stimulis, la frustration / folie que ça crée chez les gens, l'idée que la barquette de viande pas chère était peut-être pas si bonne pour nous et notre santé, et que les prix étaient aussi pas si bas que ça... tout ça nous a amené à opter finalement pour notre Casino de quartier.

Puis, on s'est mis à aller plus souvent au marché. C'est l'occasion d'une balade en vélo. C'est aussi un vrai plaisir d'y aller avec notre fille. C'était moins cher aussi, et local surtout ! Circuit court, mon amour.
Un jour j'ai entendu un philosophe dire que le seul pouvoir qu'on avait dans notre société, n'était pas dans le vote, mais dans la consommation. Si on arrêtait de consommer...
Et en fait, nous, on ne consomme pas moins (en fait, si), mais mieux. On réfléchit à qui on donne nos sous-sous. On n'a plus envie du tout de donner tout notre budget bouffe à Auchan/Casino et consort.

Fruits & légumes du marché et de saison
On a la chance d'avoir la dernière ferme de Lyon à 600 mètres de chez nous, premier passage de lundi soir, pour acheter les fruits/légumes de saison. S'il manque des choses, deuxième passage au marché du vendredi matin sur le plateau de St Rambert. S'il fait beau, le dimanche matin, on enfourche nos vélos pour faire un tour au marché de la Place de Paris à Vaise.

Bocaux et aliments en vrac
On s'est mis au vrac, il y a peu. Pour essayer.
On a trouvé une asso d'achats groupés VRAC qui permet d'acheter pleins de produits qui sont tous issus du marché local et/ou bio et/ou équitable à un prix tout à fait équivalent à ce qu'on pourrait trouver en supermarché en non bio.
On y achète donc, des pâtes bio, de l'huile d'olive bio, pois chiches, boulgour, farines, compotes en gourdes, sucre blond, palets de chocolat, et même notre lessive, liquide vaisselle, crème de jour, savon, fromages, beurre. Je dois dire que ça change notre relation aux aliments.
Ouvrir son placard pour ne voir que des pois chiches, ou des spaghettis, sans voir le mot Barilla ou Tipiak en lettres capitales, ça change pas mal les choses, et je me dis que ça conditionne un peu moins notre cerveau. Ca demande certes une autre façon de s'organiser. On commande une fois par mois, puis on va chercher sur un point de distribution nos aliments, avec sacs, boîtes et bouteilles vides. On est accueilli dans un Centre Social, super ambiance, chaleur humaine et tutti quanti. Sur deux achats, on a quelques ajustements à faire pour commander les bonnes quantités. Mais on est ravis déjà de cette nouvelle démarche qui révolutionne la vie de nos placards et de nos assiettes.

Viandes en circuits courts
Vivre avec un viandard, quand soi-même on tend plutôt au végétarisme, n'est pas aisé. On achète encore pas mal de viandes au final. Mais j'ai le sentiment qu'on en consomme moins. On l'achète plutôt au marché d'ailleurs chez des producteurs locaux. On cherche en parallèle une solution d'achat de viandes bio en colis pour trouver des tarifs honorables avec une éthique et une qualité irréprochables. Car savoir que les bêtes sont bien traitées, d'une, moi ça me fait du bien, de deux, la viande est bien bien meilleure dans son goût et sa texture. CQFD

Les goûters maison
Oui, quand on est parents d'un jeune enfant, les goûters, c'est le casse-tête.
On a stoppé depuis l'entrée de Gabrielle en maternelle les goûters industriels et opter pour du fait-maison. Il nous faut toujours de la farine, des oeufs, du beurre dans les placards... on cuisine sucré en moyenne deux fois par semaine, cookies, madeleines, moëlleux au chocolat, fondant aux pommes, tartes au citron. Gabrielle pioche dedans au petit déj, et au goûter.

Les soupes santé du soir
J'avais vu une homéopathe en juin, qui m'avait conseillé de manger peu le soir, une soupe bien consistante, avec une tranche de pain complet et un peu de fromage. C'est bon pour la santé, économique, pas de viande, et c'est déclinable à l'infini hiver comme été.


Et vous, c'est quoi vos trucs et astuces pour vous faire du bien, et chouchouter notre planète chérie ?
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Photo qui date de 2014 juste pour la nostalgie.
Ce billet participe au défi Green Blogs initié par Marie Youpie.
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Le liebster award de Marie

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"Liebster award".
Un petit jeu qui m'a été transmis par ma copine Marie du blog Bambini sur Terre.
Je n'en avais jamais entendu parler, moi la blogueuse de compèt'.

En voici les règles.
Je dois y révéler 11 choses sur moi.
Répondre aux 11 questions que Marie m'a posé.
Choisir à mon tour 11 blogueuses ou blogueurs auxquels je poserai 11 questions.
Pourquoi 11 ? Je ne sais pas, j'avoue que je me demande moi aussi.

C'est parti pour les 11 « révélations », ne vous attendez pas quand-même à du scoop de folie, hein.
1. Je suis sensée m'appeler Sébastien. On avait dit à ma mère, que j'étais un garçon. Elle avait donné mission à mon frère de me trouver un prénom. En grand fan de "Belle et Sébastien", il avait trouvé le prénom de son petit frère. A ma naissance, comprenant que je n'étais pas un frère, il avait dit "bah merde alors". Le cri du cœur.
2. En parlant de prénom, mes parents sont des vicieux. Non contents de me donner le prénom le plus joli de la planète, ils sont trouvé le moyen de me léguer comme deux et troisième prénoms, ceux de ma marraine et de mon parrain (que j'adore par ailleurs), comme pour compenser. Je m'appelle donc : Pascaline (la classe) Annick, Roberte (beaucoup moins la classe).
3. Je suis lyonnaise, j'habite la maison de ma grand-mère. Mes parents sont originaires de Lyon aussi. Pourtant j'ai grandi à la campagne dans un petit village au large de Bourgoin-Jallieu dans l'Isère et ce jusque mes 18 ans. Et même si j'y ai des amies très chères. Je déteste cette ville.
4. J'ai toujours rêvé d'avoir 4 enfants, moi aussi comme Marie.
5. J'ai étudié le Mittelhochdeutsch. Oui, Mesdames et Messieurs, j'ai appris à parler cette langue allemande parlé au moyen-âge. Le pire c'est que j'aimais bien.
6. Je n'ai écouté que Jean-Jean Goldman de mes 10 ans à mes 18 ans. En fan absolue qui se respecte, je lui ai écrit. 2 fois. Et il m'a répondu. Les 2 fois. Même que.
7. J'ai même écrit au Président de la République. Monsieur Chirac. Lui ne m'a jamais répondu en revanche. Le bras droit du Ministre de la Culture de l'époque m'a appelé sur mon portable pour me dire que j'écrivais bien. Merci.
8. Quand j'étais petite, je ne savais pas sourire sur les photos. Quand on me demandait de poser, je faisais toujours un sourire mâchoire de travers, style grimace. Ce qui fait que toutes mes photos de famille sont juste ma-gni-fiques.
10. Je déteste me voir en photo. Mais je trouve que je passe pas mal en vidéo. Bizarre.
11. J'ai une addiction au coca light. J'essaie d'arrêter, ça fait une semaine que je n'en ai pas bu. 7 jours. Wow.


    Les questions de Marie

    Mais pourquoi tu blogues ? 
    The question ! Au départ comme j'avais décidé de ne parler que de ce que j'aimais bien, c'était un peu l'idée de partager des ondes positives dans un monde qui en manque cruellement. C'est je pense aussi une façon de fixer "sur papier" ce qui est beau. Une trace de la jolie vie qui passe.
    Est-ce que tes lecteurs connaissent ton identité et pourquoi as-tu fait le choix de la révéler ou non ?
    Euh. Je me suis jamais posé la question de me cacher.
    Quel a été ton plus beau voyage ?
    J'hésite... New York ou Montréal ? Je dirais la maternité... héhé.
    Et quel voyage rêves-tu de faire ?
    Berlin. Amsterdam. Le Québec encore et toujours. L'Ecosse. L'Islande. Et le graal, l'Inde.
    Quel est ton métier ? L’apprécies-tu ?
    Je suis chargée de communication dans une MJC. Oui. Beaucoup beaucoup.
    Comment as-tu choisi le/les prénom(s) de ton/tes enfant(s) ?
    Je n'ai pas vraiment choisi le prénom de Gabrielle. C'était une évidence pour Benoit, mon chéri. C'était d'une telle force, il en était tellement convaincu, et entêté, que j'étais partagée entre agacement et grand bonheur de le voir si engagé et inspiré. J'ai décidé de le lui offrir, comme pour compenser l'injustice pour lui de ne pas pouvoir porter notre bébé pendant 9 mois.
    Comment as-tu rencontré l’homme ou la femme qui partage ta vie ?
    Nous avions une amie commune chez qui j'ai rencontré sa chérie de l'époque. Et oui car nous nous sommes rencontrés alors que nous étions tous les deux en couple. C'est sa chérie donc qui m'avait invitée chez eux. Il avait cuisiné une daube provençale qu'il avait fait cramer. J'avais trouvé leur couple si beau, si inspirant. Un an plus tard, nous étions célibataires tous les deux. Notre amie commune nous a invité un soir. Nous avons été amis longtemps, avant d'être amants et amoureux.
    Tu fais quoi l’été prochain ? (Cette question, c’est juste pour piquer des idées😉 )
    Trop tôt pour savoir. J'aimerais qu'on parte sur les routes à vélo.
    Qu’écoutes-tu comme musique dans ta voiture ?
    RTL2, la radio des vieux slows. J'adore.
    Quel est ton pire regret ?
    La perte d'une amie chère, lorsque j'ai changé de vie, en partant de Nice pour rentrer m'installer à Lyon.
    Oserais-tu nous raconter quelque chose de toi dont tu n’es pas fier(e) ?  
    De mon ancienne vie, celle où j'étais free lance, j'étais libre certes, et aujourd'hui je suis très très endettée. Il n'y a aucune honte à avoir pourtant car j'ai bossé plus fort que bien du monde à l'époque, beaucoup de stress avec une vie qui n'avait de place pour pas grand chose. J'ai été un peu trop speed, un peu trop légère, un peu sous facturée. Je ne suis pas très fière de ça. Beaucoup de mal à régler la note, plusieurs années après.
    Et une dont tu es très fier(e) ? 
    Notre mode de vie nous permet jour après jour, d'être plus conscients de notre impact sur la planète et de mettre en place des comportements qui nous font du bien à nous en premier, et qui indirectement, j'aime à le croire, auront un effet sur la santé de notre chère Terre.

    Voici les 11 blogueurs/blogueusesque je vous invite à connaître,
    Matin Bonheur
    Maman en devenir
    Maman Moderne Politiquement incorrect
    Kids and wool
    Maman est une artiste
    Biboulov
    L'Arbre aux mots
    Mrs Darcy
    Les Carnets de Victoire
    Anacoluthe
    Mood in the moon

    Et enfin voici mes questions
    1. Pour qui est ta première pensée le matin au lever ?
    2. Quel est ton juron préféré ?
    3. Le plat qui fait l'unanimité à la maison
    4. Le lieu où tu te réfugies quand ça va mal
    5. La berceuse que tu aimais chanter à ton bébé
    6. Le film que tu as vu vu et re-revu
    7. Le livre que tu aurais aimé écrire
    8. La ville où tu aimerais vivre si tu n'avais aucune barrière
    9. Qu'est-ce qui dans le quotidien peut te faire rêver ?
    10. Un joli petit rituel à partager ?
    11.  Pour qui est ta dernière pensée au coucher ?

    A votre tour, mes amies !  



    Un mois 31 bonheurs

    Un grand silence de décembre. Un rythme en accéléré. La fête de l'école à organiser, le décompte de l'avent, les veillées, les activités pour patienter avant Noël, les cadeaux à concocter... un long silence et pourtant ce fut une fête de chaque instant. Une ronde de petits bonheurs, et tout autant de gratitudes à prononcer à voix haute.
    Ce post m'est inspiré d'un petit jeu auquel j'ai eu la joie de participer avec des copines chaque jour de décembre, un "gratitude game". J'ai envie d'instaurer ce rituel chaque soir avant le dodo, et aussi en famille avec un bocal à bonheurs (à suivre  sur ce blog, en attendant une explication ici).

    1. Un calendrier de l'avent comme on aime, bricolé le 1er décembre tout pile, à 4 mains avec mon chéri (le calendrier, s'il vous plaît il est à vous ! Nous le donnons, ami(e)s lyonnais(es), levez le doigt, si vous voulez l'adopter pour votre Noël 2017...
    2. Un ciel et des moutons nuages qui m'ont transporté en une seconde en Normandie
    3. La brume présente presque chaque jour, qui nous ont transformé nos images de tous les jours en paysages totalement inconnus
    4. Un arbre de Noël de 3 mètres (pas prévu) dans notre salon (trop beau)
    5. Ma cocotte qui fait son géant sapin du haut de sa chaise
    6. Revenir un soir, et découvrir que mes 2 zigotos ont passé leur fin d'après-midi à faire du light painting dans la maison
    7. Pouvoir assister une fois dans l'année au cours d'éveil danse de Gabrielle et danser avec elle
    8. Dessiner des maisons sur les fenêtres au blanc de Meudon
    9. Observer sur le chemin les dessins du givre autour des feuilles de la vigne vierge
    10. La lumière intense des flaques sur les trottoirs fraîchement lavés, jour de marché
    11. Un goûter chez les boulanger avec ma petite fille aux yeux malicieux
    12. Découvrir une association d'achats groupés pour consommer mieux
    13. Coudre en cachette une licorne et la finir à temps pour le Noël de ma chouchoute
    14. Vivre avec une petite fille qui aimerait porter tous les jours, un tutu rouge et un T-shirt rose à papillon qui brille
    15. Écrire chaque jour mes gratitudes sur mon forum de mamans préféré
    16. Lire les petits bonheurs des autres et s'y retrouver pleinement
    17. Fêter mes 40 ans avec ma Blan-bleu autour d'un terrarium et d'un bon resto
    18. Découvrir un nouveau jeu coopératif, Little Cooperation de Djeco, bien de saison, bien d'actualité (je vous en parle bientôt)
    19. Parler de la vierge Marie à ma fille le soir du 8 décembre, lui expliquer la peste, et l'entendre me dire "ah oui, car à l'époque, y avait pas de doliprane !" Rire.
    20. La cuisine indienne, et une soirée entre collègues pour fêter le départ de ma collègue Charlotte qui part pour un an faire le tour du Monde (aujourd'hui c'est le premier jour du reste de son voyage, 1ère étape, l'Inde)
    21. Revoir pour la 1.235.786ème fois les Jeunes Années du Reine et/ou Sissi face au son destin
    22. Avoir un aperçu de cette jolie fête scandinave qu'est la Sainte Lucie, fête des enfants et de la lumière
    23. Avoir trouvé l'équilibre, le soir, avec une petite fille qui s'endort enfin à 21h. Merci l'école qui lui a sucré maladroitement ses temps de sieste.
    24. Coudre le jour la nuit, en semaine et le week-end. C'est nouveau, avant je ne cousais qu'au cours de couture. Retrouver l'odeur de la machine qui a connu les mains de ma grand-mère, et puis celles de ma mère.
    25. Faire du pain d'épices. Oui je sais c'est un peu cliché, mais quel délice.
    26. Écouter ma fille expliquer qu'elle s'était blessé, et que ça lui avait fait un mal... de chat. Rire aux éclats.
    27. Allumer les lampions du 8 décembre. Prier pour que rien ne vienne ternir ce moment qui nous est si cher.
    28. Faire venir une chorale d'hommes à la Fête de l'Ecole, et tomber sur une chef de choeur qui connaît bien les enfants, et les fait pleinement participer.
    29. Prévoir de fêter le 31 comme un soir de week-end, entre amis, sans trompette ni confettis.
    30. Fêter le 31 entre amis dans la tristesse, mais de celle qui renforce les liens, et nous fait comprendre l'importance/l'immense chance d'être entourés.
    31. Dire à tous "bonne année, bonne santé blablabla." avec sur la hanche une petite fille qui hurle et pleure à chaudes larmes, parce que minuit à 4 ans, c'est le bout de la nuit.



    Vacances à Nantes

    Cela fait deux étés que sur la route pour la Normandie, nous faisons un petit détour/stop à Nantes.
    Un arrêt chez ma grande amie de toujours (18 ans déjà), Nelly.
    Pourquoi un post sur les vacances alors qu'on est au beau milieu de l'hiver.
    Parce que ma Nelly, ça lui fera du bien, un petit peu de chaleur au cœur d'un novembre bien long pour elle. Bienvenue dans ta nouvelle vie !

    Retour en août dernier donc. 
    Nantes et son voyage. L'art investit les rues de la ville. De façon intelligente. Accessible et belle.
    Le coup de coeur absolu de Gabrielle reste définitivement le Jardin des Plantes habité par les délires de Claude Ponti. Passage obligé comme chaque année sur l'Ile aux Machines pour un tour de manège à dos de licorne. Le rêve.
    Découverte du vignoble nantais, la Sèvre et Clisson, paisible joli petit village.

    Pour moi Nantes, c'est la parenthèse inspirante. Comme une longueur d'avance sur tout.
    Lyon en plus petit et plus effronté.





























    LES INCONTOURNABLES

    Le Jardin des Plantes pour caresser les chèvres, ou déguster à kebab au bord de l'eau avec la dernière fournée de mini canetons.

    Pour y voir une expo, un spectacle, y manger, prendre un bon bain de vapeur, ou compter les capsules temporelles consignées depuis 1999 dans le Grenier du Siècle. Patience jusqu'en 2100 date à laquelle elles seront ré-ouvertes.

    Les enseignes animées des commerces de la rue Joffre

    Pour son éléphant imposant, son carrousel des mondes marins, et le petit manège d'animaux fantastiques.
    Pendant le Voyage de Nantes, il y a une installation cratère de lune où les enfants peuvent trampoliner, et certains dimanches où l'on peut venir faire griller sa côtelette sur les braises d'un barbecue collectif. Very sympathique.

     Une balade sur les bords de la Sèvre à Clisson.
     
     
    NOS FAST GOOD PREFERES

    Pour la fraîcheur de ses produits, l'originalité de ses recettes et ses frites de patates douces
    26 Bd de Stalingrad 44000 Nantes

    Pour la fraîcheur de son poisson (fish), ses frites maison (& chips) et sa sauce verte aux petits pois mentholés (un pur délice)
    12 Quai de la Fosse, 44000 Nantes 

    Pour la gentillesse du service, pour sa terrasse près de la fontaine, le temps qui se suspend et ses foccaccia.
    2, place Notre-Dame 44190 Clisson

    Les Fraiseraies
    C'est une chaîne de glaciers. Il y en a partout dans la ville.
    Pour ses glaces incomparables à la fraise ou à la framboise.