mercredi 29 octobre 2014

3 jours après vendredi

Le week-end des Vendredis Intellos à Toulouse est derrière moi depuis trois jours.
Un voyage physique et intérieur, aussi doux que remuant. Un road trip entrepris dans l'idée d'être une meilleure maman. Je ne manque pourtant pas de confiance en moi de ce côté là, c'est la compétence que je me suis toujours reconnue avant même d'être enceinte.

Le parent que je suis, grandit à mesure que Gabrielle s'épanouit. Les situations se suivent et ne se ressemblent pas. Je ne me reconnais parfois pas dans ce que ma fille fait surgir de moi. Elle a deux ans. Elle qui a toujours été une enfant facile à vivre, résiste obstinément. Elle me tape aussi depuis peu. J'ai beau savoir que tout ça est normal, et pas dirigé contre moi. Je suis piquée à vif. Et assister aux conférences des Vendredis Intellos m'aident déjà à gérer mieux mes temps avec ma petite Teigneuse.

J'avais envie de partager avec vous en 10 points ce qui a changé dans ma semaine.

1. Je passe un moment de qualité avec elle dés le matin. Grâce au changement d'heure, elle se lève plus tôt, et je joue avec elle. Lundi après tout ce (long) week-end (Dieu qu'elle m'a manqué) loin l'une de l'autre, une heure de jeu, et hop là, matinée sans encombre du départ de la maison à l'arrivée dans son groupe à la crèche. Son réservoir était rempli. Au moment de la quitter, je lui ai dit que son papa viendrait la chercher et que nous nous retrouverions pour un bain avec de la mousse le soir, elle était ravie.

2. Quand elle butte sur une chose qu'elle veut faire seule, du genre, fermer la fermeture éclair de son manteau (peine perdue, elle a déjà même pas encore repéré ce qu'il faut emboîter avec quoi), je lui propose de le faire, moi. Réponse"Non, le faire toute seule moi". Je lui dis OK, "je pense que c'est encore un peu tôt pour maîtriser ça, mais si tu veux essayer pas de souci, en revanche, on avance pour partir à la crèche". La semaine dernière, je fermais moi la fermeture moyennant des larmes ininterrompues, ou j'attendais qu'elle le fasse (une heure après on y était encore) bref on était toutes les deux frustrées. Maintenant, je m'en fous qu'elle parte le manteau ouvert, elle finit par me demander de le faire arrivées à la voiture. Méthode expérimentée 2 matins de suite. Yes.

3. Je ne lutte plus contre les cododos qu'elle réclame dans la nuit. Ni contre son besoin de s'endormir avec moi. Je choisis mes combats, pour poser des limites non négociables ONLY. J'arrête de me dire que ça va l'habituer. Je me dis plutôt qu'elle en a besoin et que ça passera quand elle sera rassasiée.

4. J'apprends à redevenir une enfant, c'est elle qui me l'enseigne.
Ce matin, chez le médecin. Elle caressait à pleines mains les reliefs de la tapisserie de la salle d'attente. J'ai fait pareil. C'était une sensation super agréable au toucher. Son regard si joli s'est posé sur moi amusée de voir que je suivais son exemple. Ca lui plaît.

5. Je me calme, je respire et je pose ma limite, je le fais consciemment. Catherine Dumonteil Kremer nous a appris que l'adrénaline était contagieuse. Et que par conséquent, poser une limite dans la colère ne permet pas à l'enfant de se calmer.

6. Quand Gabrielle exprime sa colère. Je recule pour ne pas prendre de coups. Après lui avoir dit que je comprenais totalement qu'elle soit triste, frustrée, en colère blablabla, je m'éloigne. J'attends un peu. Quand je reviens je lui demande si ça va mieux, généralement elle est calmée, je reprends là où je m'étais arrêtée.

7. Je garde en tête nos conversations sur les blessures de notre enfance, et sur le jugement parfois dur de nos propres parents sur l'éducation que nous choisissons pour nos enfants. Mes parents ont tous les deux été élevés à la dure, maltraitance psychologique, ou physique. De mon côté, j'ai été très aimée, écoutée, et j'ai dû recevoir une ou deux fessées dans toute ma vie d'enfant. Ils ont choisi de m'élever en réaction à l'éducation qu'ils avaient reçu en partant dans une direction moins violente. J'ai l'impression de porter le même flambeau, je suis juste passée au degré supérieur. J'aimerais le dire à ma mère. Elle nous trouve laxistes, nous sommes juste les mêmes parents qu'elle et mon père il y a 36 ans.

8. Un enfant de 14 mois, et c'est prouvé scientifiquement (c'est Edouard Gentaz qui nous l'a dit) est capable d'empathie. Catherine Dumonteil Kremer dit même que c'est un ange de bienveillance et de gentillesse qui se débat avec les démons intérieurs de ses parents. C'est une phrase choc. J'essaie de m'en souvenir, quand je me perds dans les blessures qui n'appartiennent qu'à moi.

9. Catherine Dumonteil Kremer dit qu'elle disait souvent à sa fille après le repas, "c'est bien, tu as bien mangé". Longtemps elle a pensé que ce "bien" n'était pas adapté, car c'était comme féliciter sa fille sur la quantité de nourriture qu'elle avait ingurgité. Et puis elle a décidé de changer de point de vue et de donner à ce "bien mangé" le sens de "tu as mangé à ta faim" "tu as mangé ce dont tu avais besoin". Je m'autorise désormais à le dire sans culpabilité aucune avec un bonheur non dissimulé. Miam.

10. Idem, j'ai tendance à dire "tu es gentille" à Gabrielle quand elle écoute ce que je lui dis = tu rends heureuse ta maman quand tu fais ce qu'elle te demande. Ca sonne comme une forme de chantage affectif à mes oreilles. J'aime pas ça. Mais savoir que ça fait écho à ce que j'étais petite fille dédramatise aussi tout le process. J'ai été une gentille fille pour ne pas en rajouter aux difficultés que vivaient déjà mes parents. En avoir conscience va je l'espère me permettre de ne pas mettre cette pression là à ma fille à l'avenir. (Je ne l'ai pas encore dit une fois en 3 jours, y a de l'espoir.)

dimanche 19 octobre 2014

Petit fantôme de coton

Notre rendez-vous Coccinelle et Papillon d'octobre colle à l'actualité du moment, à l'invitation de Papapanique.com. Ne sentez-vous pas les effluves de cannelle, de courge et de sucre qui parfument l'air ces temps-ci ? C'est qu'Halloween approche à grands pas...

Vous ne le savez peut-être pas, mais j'ai passé 4 ans de ma vie en Amérique du Nord. C'est là-bas que j'ai appris à adorer cette soirée particulière qui donne à l'automne une saveur de fête.
Je suis assez triste de voir qu'en France, on ne la relègue qu'à un événement commercial.
J'aimerais que Gabrielle puisse un jour vivre au Québec, aux Etats-Unis ou en Angleterre, ce moment bourré d'humour et de complicité entre les parents et les enfants.

En attendant, une petite activité qui allie sensoriel et créativité. Idéal à faire avec les moyens du bord. Un petit fantôme de coton.
Elle a vraiment apprécié. Dessiner à la craie (au dos pour pouvoir la laisser s'exprimer, le modèle à suivre après, a été fait par moi), appliquer la colle au pinceau, déchirer le coton. Et tapoter son petit fantôme et me dire "il est tout doux, le fantôme !".



 


Ce qu'il vous faut
- papier noir ou sombre (ici un sac de papier découpé en deux)
- de la colle blanche (un vieux pot de vernis colle)
- 1 pinceau plat
- du coton
- des yeux, ou à défaut des boutons noir pourraient être sympas

Dans l'ordre
1. Dessiner un fantôme à la craie, avec des yeux et une bouche même s'ils seront recouverts peu importe, c'est juste pour le plaisir.
2. Enduire le fantôme de colle.
3. Recouvrir le fantôme de petits bouts de coton.
4. Finir en ajoutant les yeux. Le tour est joué.

Le petit plus du sac en papier recyclé. Si vous ne le découpez pas, il peut vous servir de sac à friandises si votre petit chou fait la tournée d'Halloween chez les voisins.
Le petit plus pour nous, c'est le côté fini du tableau avec son système d'accroche inclus. ;-)

mercredi 1 octobre 2014

It's a beautiful day







Un dimanche baigné d'une douce lumière d'automne. Tout s'improvise à la dernière minute. Du bon stress avant que le rideau ne se lève. Pas le temps de peindre la déco de table initialement prévue. Deux rubans de masking tape et le jour est joué, poissons, chat, cochon et une pieuvre s'invitent à la fête. Les enfants sont joyeux. Nos deux mondes se rencontrent à heures fixes. Ils mangent avant nous. Et jouent le temps de notre repas. Entre deux plats, le jeu des hirondelles. Après le fromage, maquillage de leurs jolis minois. Tout est si harmonieux. J'ai le temps de profiter de mes amis. De suivre ma petite souris dans ses désirs les plus fous (jouer seule avec un nouveau jouet, isolée des autres enfants et presque dans le silence). Le repas est délicieux, le rire des enfants aussi. La journée passe vite mais je profite pleinement de la beauté du jardin matiné de fête, des sourires de nos hôtes. 
Une parfaite journée pour célébrer les deux ans de ma petite bonhommette.

(L'émission de radio sur Lyon Première "De Parents à Parents" où je parlerai des fêtes d'anniversaire sera diffusée le 15 octobre, stay tuned !)
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