samedi 31 janvier 2015

Trust in me, close your eyes - Le sommeil des bébés



Si seulement c'était si simple, en un claquement de doigt, ON/OFF, bébé dort.
Gabrielle n'a pas eu de problèmes de sommeil nouveau-né. A trois semaines elle faisait ses nuits.
A partir de 18 mois en revanche nous avons connu des épisodes plus ou moins simples à gérer.
Et ces derniers temps, Gabrielle faisait durer le rituel du coucher, une histoire puis deux puis douze. "Maman reste avec moi, jusqu'à ce que je dorme. Je veux dormir dans ton lit. Caresse moi les cheveux. J'ai faim." Bref, l'escalade à tout et n'importe quoi.
Le problème a été réglé grâce à mon boulot où j'ai dû bosser 3 soirs de suite. C'est donc Benoit qui l'a couchée. Plus ferme que moi, moins dans l'affect aussi. Une histoire et basta on éteint tu dors. Tu as le droit de pleurer si tu es triste que Maman ne soit pas là pour te coucher, mais je reviendrais pas dans ta chambre car c'est l'heure de dormir. Aucun souci.
Depuis c'est réglé, c'est moi qui la couche. Et je respecte les règles du papa. Et devinez quoi ? Tout roule.

Curieuse, je suis quand même allée suivre la conférence de Marie-Josèphe Challamel, grande spécialiste de la question. Je vous partage ici ce que j'en ai retenu. Vous pouvez lire tous mes tweets ici réunis.

1.  Nouveau né : respecter l'alternance jour / nuit. Réserver les grandes conversations pour la journée. Privilégier le silence et l'obscurité la nuit.
2. Les réveils du nouveau né et de l'enfant jusque deux ans sont NORMAUX. Ouf rassurant. Un enfant qui a appris à s'endormir seul, gérera sa phase de réveil en s'endormant tout seul comme un grand.
3. Les terreurs nocturnes et les cauchemars sont deux choses différentes. Ils apparaissent tous deux à partir de 18 mois. Les terreurs arrivent dans les 3 premières heures de sommeil. L'enfant paraît réveillé, mais en fait son cerveau est en état de sommeil profond. Gabrielle en a beaucoup fait, c'est très violent. NE PAS DERANGER.
Dans le second cas, l'enfant est parfaitement réveillé, et a besoin d'être rassuré, réconforté car il a peur de se rendormir. FLOT DE BISOUS ET DE CÂLINS FORTEMENT CONSEILLE.
4. Il est primordial de respecter au possible les mêmes heures de lever le matin, de siestes et de coucher le soir. Et donner des temps de siestes aux enfants quand ils sont encore en âge de les faire.
On a déjà remarqué que quand Gabrielle saute la sieste de l'apm, le soir c'est difficile de la coucher, et ce n'est d'ailleurs pas rare qu'elle fasse une terreur nocturne dans la foulée.

Bon évidemment, j'entends déjà mes copines du maternage proximal ronchonner. Elle n'a effectivement pas parlé cododo. Elle pense que les enfants allaités ont plus de risques d'avoir des insomnies, dû aux habitudes liées à l'allaitement. Le bébé a tendance à s'endormir au sein, alors qu'elle préconise de coucher le bébé dans son lit et de le laisser s'endormir seul (Horreur, malheur !). On allaite le bébé longtemps la nuit alors qu'elle affirme qu'au délà de 6 mois un bébé peut tenir la nuit s'en être alimenté. Du coup c'est sa sensation de faim qui le réveille.

Elle a vaguement mais vraiment très vaguement parlé de la méthode américaine du sevrage parental 5-10-15 minutes... C'est vrai que d'une manière générale elle préconise la fermeté, s'endormir seul, pas de nourriture la nuit, horaires au taquet, pas d'écran la journée avant 3 ans.

Je suis aussi nuancée sur ce sujet que sur la parentalité en général.
Gabrielle a été allaitée 4 mois. 4 mois où elle ne s'endormait que sur moi.
On l'a bercée dans son lit de longues minutes pendant des mois pour qu'elle s'endorme. On ne l'a JAMAIS laissé pleurer plus 7 minutes d'affilée au coucher. JAMAIS. Et au final, on ne peut pas dire que nous ayons eu de gros problèmes d'insomnie pour elle. Pas en tous cas de quoi consulter, ou de quoi arriver tous les matins vannés par des mois de galère nocturne.
Je me dis donc qu'en tant que parents, on fait des choix. On peut choisir d'être parent comme on fait la cuisine, en s'inspirant de plusieurs cultures pour trouver son propre mélange, en mettant son grain de sel, sa touche personnelle selon son ressenti et son inspiration.
Le Docteur Challamel nous fait part d'expériences qu'elle connaît de sa vie de médecin qu'on venait consulter pour des problèmes d'insomnie. Sa méthode, ses recommandations ont certainement ramenés certains parents de l'enfer.
Cette conférence est intéressante pour ce que JE peux en tirer MOI pour ma fille et mes prochains enfants en l'adaptant à ce que je veux pour eux, et pour nous. Le tout est de trouver le savant dosage, l'équilibre, et le bon moment pour l'enfant et les parents de franchir les étapes suivantes en respectant les émotions de chacun.

jeudi 29 janvier 2015

Memory




Il est des petits jeux tous simples qui font le bonheur des enfants. J'avais découvert sur le blog de ma copine Annabelle, un memory personnalisable.
J'avais gardé l'idée dans un coin de ma tête pour plus tard et je suis tombée sur une offre de snapfish pour Noël. C'était le moment de se lancer.

J'y ai condensé beaucoup de photos instagramées de gens, d'objets qui sont chers à Gabrielle.
Un livre, un doudou, un jouet, une lecture avec Papi, un câlin avec Papa, un hug dans les bras de notre petite voisine Margaux, le sourire de son cousin Hugolin. Des instants volés. Des souvenirs de bonheurs à taille de petite fille qui j'espère imprimeront sa mémoire pour toujours.

dimanche 18 janvier 2015

Le soleil et la colère








Première balade de l'année en famille.
Longtemps que nous n'avions pas pris l'air tous les trois.
L'automne avait été bien long, enfermés. De vilains problèmes de dos chez Benoit pour nous terrasser.

Un tour donc du côté du nouveau Parc Blandan.
Une aire de jeux magnifique... très pauvre en possibilités pour les petits malheureusement.
L'accès à la prairie fermé. Mais l'espace immense de la caserne et le soleil régénérateur d'énergie m'a totalement remplie.

Gabrielle était très chagrine dés le départ de la maison. Pas assez dormi à la sieste probablement.
Peu mangé et au déjeuner et au goûter. Au retour, arrivés devant la maison, on a eu LA crise qu'on n'avait jamais eue.

Une petite fille possédée, inondée d'une colère qui sortait à coup de cris sauvages et violents.
Tentative de communication basique sans succès. Deux adultes désemparés comme jamais devant leur impuissance.

Au bout de 10 minutes, je l'ai ramenée contre son gré dans la maison. Je me suis assise par terre, et j'ai dit que j'avais bien compris qu'elle était en colère. Puis je l'ai prise dans mes bras en essayant de la contenir et en esquivant les tentatives de coup. J'ai dit "viens, je te fais un câlin". A ces quelques mots, comme par magie, tout s'est arrêté, elle a demandé sucette et doudous.  Et nous sommes restés collées l'une à l'autre un bon quart d'heure.

Quand l'heure du biberon du soir est arrivé elle avait retrouvé ses beaux sourires qu'on lui connaît.
Ce matin, je lui dis, tu as beaucoup pleuré hier, c'est important que tu manges bien dans la journée et que tu dormes tout ce dont tu as besoin. Elle me dit alors "je voulais ouvrir la porte toute seule".
Je me suis sentie un peu désemparée de nouveau, car jamais, elle n'a réussi à formuler ça hier dans son accès de colère. Je me suis excusée de n'avoir pas compris. Elle m'a regardé de ses yeux intenses et songeurs sans dire un mot. Comme j'ai aimé ce moment. J'ai senti notre lien se réparer et nos incompréhensions s'évaporer.
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