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Aller à la Biennale

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Biennale d'Art Contemporain : post ou pas post, telle est la question.
J'ai pas aimé. C'est un gros raccourci, me direz-vous...
En fait j'ai a-do-ré il y a deux ans, et du coup j'ai été déçue cette fois-ci.
Pas de panique, je n'ai lu que le tome 1 du catalogue,  puisque je n'ai encore vu ni le MAC, ni l'Eglise de St Just, ni l'Antiquaille, ni encore la Fondation Bullukian. Ca laisse de quoi se rattrapper ça, non ?


D'emblée ce qu'on peut dire de la Sucrière, c'est qu'il y a pas mal de vidéos, pas fan des vidéos dans les expos moi. L'impression de voir beaucoup de concepts, de revendications ou de messages. Des démarches intellectuelles, et c'est vrai que j'aime bien quand j'ai pas à lire la notice pour comprendre. Mais je sais bien ce que vous allez me dire, l'Art Contemporain c'est ça aussi, enfin je devrais dire, c'est ça surtout, des chemins pas forcément graphiques mais toujours très conceptuels. Et là en l'occurrence ça l'a pas fait pour moi, hormis quelques belles exceptions fort heureusement.

J'ai trouvé le lever de rideau carrément brutal (référence à l'oeuvre inaugurale de 2011 que j'avais trouvé magistrale et extrêmement réussie en matière de scénographie Kulissen d'Ulla Von Brandenburg) on est face à la fameuse oeuvre (de Dan Colen) dont tout le monde a parlé, avec le faux mec à poil qui aurait presque une érection. Ca ne m'a pas choquée, je n'ai pas trouvé ça déplacé, mais j'en parle moi aussi car je l'aurais juste placé ailleurs dans la chronologie de la visite. Je m'explique.

Si je me rappelle bien la scène, il s'agirait d'un cartoon en mode pause, sur le sol le Monsieur Tout Nu, 2 personnages de Tex Avery, le Coyote, Roger Rabbit, et un M&M's géant (c'est pas ça, mais c'est le souvenir que j'en ai). Les 4 ont débaroulé de l'autre bout de la Sucrière en laissant des trous à la forme de leurs silhouettes amalgamées dans les 2 ou 3 cloisons du rez de chaussée avant de venir d'écraser devant nous à l'entrée de l'expo. Quand on arrive, qu'on n'est pas trop dans le bain, c'est une entrée en matière qui laisse un brin dubitatif.  C'est quand on parcourt le reste des pièces qu'on comprend ce qui s'est passé avant. J'aurais aimé cette histoire, ça m'aurait même fait rire si j'avais eu le teasing des trous dans le mur tout le long du parcours pour finir sur cette magnifique scène de nu, et pourtant je milite contre les abus de bites couilles nichons quasi systématiques dans toute bonne expo d'Art Contemporain.
Quoi dire sinon, si ce n'est que dans le même style, je me suis demandée si on ne cherchait pas à nous désorienter et par les oeuvres et par le manque de fléchages... Impossible de trouver l'accès au second étage, il faut refaire tout le chemin inverse pour trouver une petite porte genre sortie de secours qui n'indique pas même "second floor" ou "suite de la visite". Perturbant.

Dans les choses positives que j'ai aimées (quand même), le travail autour de Sally Ride de Tavares Strachan (entre autres, collages et un squelette en
apesanteur super beau), les énormes dessins au crayon de papier de Monsieur Karl Haendel (doué le garçon, on dirait des photos, sur le drame d'Aurora), les seins et les foufounes en gros plan de Yoko (My mummy was beautiful avec un mur blanc et des crayons pour crier à Maman qu'on l'aime à la face du monde, un monde plutôt lyonnais et qui aimerait l'art contemporain, ça réduit d'un coup l'échelle du cri d'amour, oups) enfin la Place Tian An Men en 3D de Yang Zhen Zhong (à voir dans le viseur de la lunette parce que sinon on se rend bien compte que rien ne fait bloc).

Tout ça pour dire, qu'il faut y aller à la Sucrière. D'abord parce que vous aurez (comme moi) de quoi parler au prochain apéro entre copains. Aussi parce que la Biennale, elle repasse comme la Comète de Halley, que tous les deux ans, mine de rien ça fait long. Et surtout parce que le peu de ce que j'ai aimé, ne m'a pas fait regretter d'avoir promené mes guêtres là-bas et même que j'ai hâte de voir la suite.
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